Animaux-totems & Roue-médecine : nouvel extrait !

Bonjour à tous :-)

Je profite de ce petit post pour remercier toutes les personnes qui m’ont fait confiance en achetant mon dernier petit livre. Il vous a plu ? Parlez-en autour de vous, le Grand Esprit vous le rendra. Et, pour ceux qui ne l’ont toujours pas, un petit extrait inédit portant sur l’un des animaux sacrés pour bien des tribus amérindiennes, l’Oiseau-Tonnerre :

thunderbird

Bien plus difficile à appréhender que le Bison Blanc, celui que l’on désigne sous le nom d’Oiseau-Tonnerre est reconnu par de nombreuses tribus amérindiennes. Celui que les Sioux nomment Wakinyan trouve son origine à travers l’Oiseau-Tonnerre originel, le Wakinyan Tanka (autrement dit, le Grand Oiseau-Tonnerre) de l’œuf duquel de petits wakinyans seraient issus. Il réside à l’Ouest, là où le soleil se couche. Il est censé protéger « la Terre et la végétation contre la sécheresse et la mort » en apportant les pluies. Il semble être l’émanation de Wakan Tanka, le Grand Esprit, ainsi que son messager. Enveloppé d’un écrin de nuages, ses yeux produisent les éclairs et le claquement de ses ailes, le tonnerre. En bien des façons, il apparaît comme un justicier apportant la lumière. C’est un maître du chaos, ce désordre nécessaire. C’est un être difficile à approcher, comme s’il ne permettait à personne de le considérer dans son intégrité. C’est la raison pour laquelle les visions et les rêves dans lesquels il apparaît le dépeignent toujours de façon partielle, parce que « celui qui verrait un Oiseau-Tonnerre tout entier […] n’y survivrait sans doute pas ». Écoutons maintenant ce qu’en dit Archie Fire : « Les Oiseaux-Tonnerre sont différents des autres êtres surnaturels. Ils n’ont pas de corps, mais des serres puissantes. Ils n’ont pas d’yeux, mais un de ces yeux manquants darde des éclairs. Ils n’ont pas de tête, mais un énorme bec. Ils n’ont pas de bouche, mais de cette bouche absente sort la voix du grand Wakinyan […]. C’est un concept difficile à saisir, même pour un Indien ». Portrait composite et paradoxal qui rend bien compte, à l’évidence, du caractère farouche de l’Oiseau-Tonnerre dont la fugacité n’a d’égale que sa capacité à ne jamais se révéler dans son entier.

© Books of Dante – 2014

Découvrez mon nouveau livre !

Publicités

Interview à propos d’Animaux-totems & Roue-médecine

interview-de-Gilles-Gras

Comme j’ai dévoré terminé le livre de Gilles Gras (si vous voulez avoir mon avis, c’est par là => retour sur le livre Animaux-totem & Roue-médecine), j’ai souhaité en savoir plus et vous en faire profiter. Je remercie Gilles de s’être prêté à l’exercice et je vous laisse découvrir ici son ressenti. ;-)

1. Gilles, peux-tu nous présenter en quelques mots ton ouvrage ?

Son titre en dit déjà beaucoup à lui seul. Il condense dans une première partie la conception que je me fais des animaux-totems bien éloignée des stéréotypes qu’on rencontre parfois. Puis il aborde ce qu’est le concept virtuel de roue-médecine et l’implication des animaux-totems au sein de ce système.

[Lire la suite]

Animaux-totems & Roue-médecine : les avis des lecteurs :-)

Quelques récentes chroniques portant sur mon tout dernier ouvrage ;-)

Audrey

Je vous en avais déjà parlé (pour ceux qui suivent le compte facebook, twitter ou google plus), parce que je l’ai reçu dans les premières (que voulez-vous, c’est ça de connaître l’auteur aussi. ;-)) et hop, dédicacé en plus.

Avant même d’ouvrir ce livre, plusieurs choses me viennent à l’esprit: [Lire la suite].

Gab

Ce que j’ai aimé lire et relire cet ouvrage de Gilles Gras ! Simple et accessible, il permet une approche du totémisme et du chamanisme pour tous. Que l’on soit initié ou non, les mots nous touchent et permettent de comprendre les interactions entre nos animaux totem, l’univers et nous même. [Lire la suite].

Books of Dante

Parfums sacrés : introduction

Image

Depuis la Préhistoire, différentes civilisations ont montré un intérêt certain pour les plantes aromatiques – plantes à parfum par excellence.

Ici, nous évoluerons bien loin de l’industrie de la parfumerie dont les grands noms constellent l’espace public d’une multitude de publicités toutes plus sophistiquées les unes que les autres. Exit donc les Chanel, Guerlain et autre YSL.

Nous nous attacherons non pas à ce que l’Homme a pu exercer d’influence sur des plantes rigoureusement manipulées afin de jouer aux apprentis sorciers, non. Nous dépasserons cela afin de nous départir du paradigme qui consiste à considérer le parfum comme produit de luxe dont les verreries flamboyantes ou parfois plus sobres font presque oublier d’où viennent les effluves qui s’en échappent…

Oui, nous irons à l’essentiel à travers ce que la Nature végétale a fait de mieux en matière d’odeurs : les huiles essentielles extraites de différentes plantes provenant d’un peu partout dans le monde.

Loin de la mode et de ses froufrous pailletés, nous chercherons à pénétrer au plus profond de l’âme des plantes qui ont eu la sublime idée de concocter aux creux de leurs cellules des molécules enchanteresses.

Nous outrepasserons donc le statut de « sent bon » tel qu’on l’applique trop fréquemment au parfum, tout en mettant en évidence l’impact indubitable qu’ont les huiles essentielles sur notre psyché induisant des modifications tant humorales que comportementales, ainsi que sur notre façon d’appréhender le monde.

Nous irons à la rencontre de l’énergie et des vibrations que développent les huiles essentielles tout en n’oubliant pas d’indiquer dans quelle mesure cela peut représenter un intérêt sinon une manière d’assouvir une meilleure compréhension de soi-même.

Considérer les huiles essentielles comme des fées, plus exactement comme des sylphes, n’est pas en soi une gageure. C’est pourquoi aujourd’hui nous vous présentons la petite famille des huiles essentielles dites sacrées, c’est-à-dire celles qui ont marqué les Hommes depuis des temps immémoriaux.

Abandonnez donc vos préjugés et ouvrez grand vos narines.

© Gilles Gras, 2012.

Aromathérapie : quelques définitions

Image

Qu’est-ce qu’une huile essentielle ?

Une huile essentielle est une substance volatile (qui s’évapore au contraire des huiles végétales) et odoriférante secrétée par une plante aromatique. Non pas seulement les plantes que l’on appelle « aromates » mais les plantes capables de dégager une odeur par au moins l’une de leurs parties. Une huile essentielle est donc la « signature » aromatique d’une plante.

Dans la nature, les plantes aromatiques présentent ce que l’on appelle des poches sécrétrices (ou glandes aromatiques) qui contiennent les essences aromatiques. Ces poches se situent sur les différentes parties des plantes, tantôt dans les feuilles, tantôt dans les pétales, etc. Parfois, on trouve sur une même plante plusieurs huiles essentielles (c’est le cas de l’oranger amer, par exemple). Ci-dessous, nous retrouvons ces différentes parties végétales et une plante pour exemple :

Les feuilles : mélisse officinale.

Les pétales : rose de Damas.

Les tiges et sommités fleuries : romarin officinal.

L’écorce : cannelle de Ceylan.

Le bois : santal blanc.

Le rhizome : gingembre officinal.

Une huile essentielle est une alchimie de multiples composants, des molécules biochimiques dont on distingue différentes familles (phénols*, cétones*, etc.). Ces familles moléculaires sont présentes d’une façon qui est particulière à chaque huile essentielle et leurs proportions peuvent varier en fonction de l’origine d’une plante (comme c’est le cas du romarin officinal dont l’huile essentielle varie en fonction de la provenance du romarin : France, Corse, Afrique du Nord, etc.) mais aussi en fonction de la période de l’année (l’huile essentielle de mélisse officinale ou de verveine odorante n’est pas la même avant et après floraison).

Chaque huile essentielle est unique, subtile mélange de composants dont le nombre est parfois très important. Par exemple, on trouve près de 70 constituants dans l’huile essentielle de romarin officinal, plus d’une centaine dans celle de ciste ladanifère, alors que l’huile essentielle de clou de girofle n’en contient guère plus d’une vingtaine.

Les huiles essentielles contiennent donc de la manière la plus concentrée qui soit les molécules aromatiques contenues dans les parties de la plante utilisées pour les extraire. Par exemple, l’huile essentielle de petit grain bigarade issue de la distillation des feuilles de l’oranger amer ne contient pas les mêmes molécules ni les mêmes propriétés que l’huile essentielle de néroli issue de la distillation des fleurs de ce même oranger.

L’extraction par distillation (cf. chapitre III) modifie par phénomènes thermiques la composition des huiles essentielles. Ainsi, l’huile essentielle de menthe poivrée extraite des feuilles de cette plante ne possède pas exactement les mêmes propriétés que cette même menthe poivrée quand celle-ci est utilisée dans le cadre d’un usage phytothérapeutique.

Qu’est-ce qu’une essence aromatique ?

Toute comme l’huile essentielle, une essence aromatique est une substance volatile et odoriférante extraite d’une plante aromatique. Une essence est donc également la « signature » aromatique d’une plante.

C’est le mode d’extraction (cf. chapitre III) qui détermine si l’on a affaire à une essence aromatique ou à une huile essentielle.

Une autre différence tient au fait qu’une huile essentielle étant issue d’une distillation à la vapeur d’eau est donc le résultat d’un traitement thermique d’une plante alors que l’essence aromatique ne subit aucun traitement thermique. Ainsi, l’essence contenue dans le péricarpe (le fameux zeste) d’un citron est de même nature que ce que contient un flacon d’essence de citron. Malheureusement, l’étiquetage de nombreux laboratoires entretient cette idée et fausse la définition stricte qui existe entre les huiles essentielles et les essences aromatiques. Ainsi donc, ne sont pas considérées comme huiles essentielles, les essences suivantes : citron, lime, orange douce, bergamote, pamplemousse, mandarine, etc.