Parfums sacrés : aromathérapie énergétique et spirituelle

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Parfums sacrés est de retour sur le site ! :) Et pour fêter cela, la jolie fée qui en illustre la couverture a décidé de grandir : ce n’est plus sur un petit format qu’elle s’affiche maintenant, mais sur un grand (21 x 15). De fait, elle a aussi pris un petit peu d’épaisseur, elle a mûri pouvons-nous dire :)

Petit rappel de la quatrième de couverture :

A travers cet ouvrage vous apprendrez que les huiles essentielles ne sont pas de simples liquides inertes enfermés dans de petites bouteilles. Au contraire, parce qu’elles sont très actives, l’Homme les utilise depuis des siècles pour entretenir le bon état de santé de son corps.
Mais ce n’est pas tout : les huiles essentielles sont dotées d’une dimension spirituelle. Les plantes qu’on emploie pour produire celles qui sont présentées au fil de ces pages ont été au cœur de l’intérêt que l’Homme accorde au sacré depuis des millénaires. Ainsi vous partirez à la rencontre de la myrrhe, du genévrier, de la cannelle, et de tant d’autres encore…

Investies d’une parcelle divine, les huiles essentielles vibrent et bouillonnent d’une énergie qu’il n’est pas toujours possible d’observer au premier regard. C’est pourquoi l’un des buts de ce livre est de montrer que chaque huile essentielle est animée d’une énergie qui lui est personnelle, une aura en somme, et que toutes les huiles essentielles entrent en résonance avec un certain nombre de chakras.

Grâce aux résultats des recherches menées dans ce domaine, nous espérons que vous pourrez mieux appréhender votre propre parcelle divine en engageant un dialogue intime et subtile avec ces fées que l’on nomme huiles essentielles.

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(Cliquez sur les images pour agrandir !)

Voilà ! :) Vous possédez déjà ce livre ? Parlez-en autour de vous. Ce livre vous intéresse ? Profitez-en, seuls 50 exemplaires pour la France et l’Europe sont disponibles !

  • Illustration de couverture : Laure Gomez
  • ISBN : 978-2-9546426-3-5
  • 220 pages, intérieur noir & blanc
  • 15 €

Pour le commander, c’est par ici :

Tarif France : 15 € (+ 5,30 € de frais de port)

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Tarif Europe : 15 € (+ 9,90 € de frais de port)

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[Books of] Dante – 2016

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Le prunellier ou épine noire

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Jouissant autrefois d’un statut médicinal très marqué (toutes ses parties – fleurs, feuilles, fruits, écorce – étaient utilisées), on ne peut plus en dire autant de l’épine noire aujourd’hui. Son caractère épineux et obscur y est, peut-être, pour quelque chose. On retrouve en allemand – schwarzdorn – et en anglais – blackthorn – ces deux caractéristiques : ses rameaux épineux et la noirceur de ses fruits, les prunelles. Il est vrai également que croquer une prunelle est une expérience pour le moins âpre et acide dont les papilles gustatives se souviennent longtemps ! Bien que cousin avec cerisier, pêcher et autre amandier, le prunellier n’aura pas eu la « chance » de se voir doté par la Nature de fruits doux et savoureux. Mais, qu’à cela ne tienne ! Il a bien d’autres qualités. Si l’on ose l’approcher, il est capable de nous en dire davantage que les traces de griffure rougeâtres que ses épines laissent sur la peau.

Ceci étant dit, exposons ci-après les quelques informations relatives au passé médicinal du prunellier, qui s’apparente à peu de chose près à celui de l’aubépine (à la différence que l’histoire du prunellier apparaît bien moins riche d’anecdotes que celle de l’épine blanche, même si le prunellier est doté d’un sacré caractère !)
A l’époque néolithique, on procédait à la cueillette des prunelles (peut-être même en confectionnait-on des boissons fermentées comme cela se fait encore ici ou là). Bien que la présence du prunellier ait été attestée en Italie et en Grèce, il n’a pas véritablement attiré l’attention des Anciens (Théophraste, Dioscoride, Pline et Galien mentionnent cependant le caractère astringent de la prunelle). Chez les Anciens, on rencontre un akakia dont on a longtemps pensé qu’il s’agissait du prunellier, ainsi a-t-on donné aux fleurs de prunellier le nom de flores acaciae germanicae, chose qui a davantage entretenu la confusion, sans compter sur le fait qu’il n’est fait pratiquement aucune distinction entre le prunier et le prunellier jusqu’au XVI ème siècle. Cependant, au XII ème siècle, Hildegarde de Bingen, pleine de discernement, évoque tant le prunier (De prunibaum) que le prunellier (De spinis), au sujet duquel elle dit que le fruit purifie l’estomac alors que la cendre de bois de prunellier, mêlée à de la poudre de giroflier et de cannelle permet d’effacer les douleurs des membres et celles de la goutte. Ce n’est qu’à partie du XVII ème siècle que l’on commence à s’intéresser aux fleurs de prunellier (Murray, Cazin, Kneipp, etc.).

Compagnon de l’aubépine dans les haies, le prunellier ressemble beaucoup à l’épine blanche de par son aspect dense et touffu. Tout comme elle, c’est un arbuste, d’une taille encore plus modeste (trois à quatre mètres) qui porte des rameaux épineux recouverts d’une écorce sombre. Ses fleurs – blanches à cinq pétales – apparaissent très tôt en hiver, comme celles de l’amandier dont elles partagent l’odeur d’amande amère. Comme celles de l’aubépine, les fleurs du prunellier vivent en solitaire ou en grappes serrées. Elles peuvent être récoltées à cette période et aussi longtemps que dure la floraison (février-avril).

Les feuilles elliptiques et finement dentées du prunellier n’apparaissent qu’après les fleurs, comme celles de beaucoup d’autres rosacées. On leur prête des vertus dépuratives, alors que l’écorce des rameaux, contenant des tannins, est astringente et fébrifuge. L’écorce du prunellier réduite en poudre servait autrefois de dentifrice alors que les feuilles séchées jouaient le rôle d’ersatz de tabac.

Mais c’est sans doute le fruit qui partage avec la fleur la quasi totalité de l’arsenal médicinal du prunellier. La prunelle est un tonique général dont la valeur nutritive n’est pas mince et pour cause, elle renferme un certain nombre de vitamines  et de sels minéraux, elle renforce donc les défenses immunitaires. C’est aussi un purifiant et un tonifiant de l’estomac et de la vessie. Propriétés toutes indiquées en cas d’irritations des voies urinaires et de lithiases rénales. Pour cela, on réduira en poudre des fruits ramassés mûrs puis mis à sécher. On mélangera trois grammes de cette poudre de prunelle à un verre de vin blanc. Antidiarrhéique, la prunelle lutte donc contre les diarrhées rebelles et la dysenterie, son astringence étant mise à profit dans ces deux cas, mais également lors de gingivites et de maux de gorge.

De la prunelle, c’est surtout l’usage alimentaire qui perdure. On peut les récolter dès le mois d’août, mais si l’on veut les consommer crues, il est bon d’attendre les premières gelées afin qu’elles deviennent blettes comme les nèfles. Le gel modifie la texture et la composition de la chair de la prunelle, comme s’il la cuisait.
Avant ça, les prunelles demeurent quasiment immangeables du fait de leur âpreté et des troubles digestifs légers qu’une trop grande consommation est susceptible d’entraîner. (Il faut vraiment avoir faim pour en arriver là !)
Cuites, elles seront plus appréciables en sirop, compotes, gelées, confitures, tartes et autres douceurs. Distillées, elles entrent dans la composition d’eaux-de-vie réputées.
On peut aussi les conserver dans une saumure. Pour cela, rien de plus simple. Il nous faut ramasser des prunelles lorsqu’elles sont à l’état de drupes de couleur bleu noir recouvertes de pruine (une matière cireuse qui couvre le fruit et que l’on retrouve sur les baies de genévrier, sur les prunes et les raisins, etc.). A ce stade, les prunelles sont mûres. Plaçons-les dans un bocal. Couvrons-les d’eau salée. Nous conserverons ce bocal à température ambiante. Une fermentation va se produire et, au bout de trois semaines, ces prunelles se mangeront comme des olives. Salées, acidulées, très aromatiques, elles seront alors tout à fait dénuées d’âpreté. Pensez-y, cela peut constituer une expérience amusante et peu onéreuse.

Vous trouverez le prunellier aussi bien en plaine qu’en moyenne montagne. Il affectionne les talus, les bordures de chemins, ainsi que les lisières des bois de feuillus et, bien entendu, les haies.

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Le prunellier en phytothérapie

On utilise de ce petit arbuste les fleurs, les fruits, les feuilles et l’écorce des jeunes rameaux (parfois celle des racines). Parmi les principaux principes actifs contenus dans le prunellier, nous trouvons du tannin, des acides de fruit, des vitamines (A, B, C) et divers oligo-éléments (calcium, potassium, magnésium…).

Propriétés thérapeutiques

  • Fleur : laxative tout en douceur et légèreté, diurétique, dépurative, calmante, régulatrice des fonctions intestinales, antiseptique stomacale
  • Feuille et écorce : fébrifuge, dépurative, antidiabétique, anti-asthmatique, astringente
  • Fruit : astringent, tonique général, antidiarrhéique

Usages thérapeutiques

  • Fleur : colique néphrétique, lithiase rénale, rhumatismes, goutte, toux, affections pectorales, crampes d’estomac, diarrhée, leucorrhée
  • Feuille et écorce : fièvre excessive, furoncle, acné
  • Fruit : maux de gorge, taux, diarrhée, dysenterie, irritations des voies urinaires, gingivite, saignement de nez, furoncle, acné

En général : asthénie, fatigue, etc.

Modes d’emploi

  • Décoction de fruits
  • Infusion de feuilles, d’écorce ou de fleurs
  • Macération vineuse
  • Teinture homéopathique

© Books of Dante – 2016

Prunellier_arbuste

L’artichaut (Cynara scolymus)

Artichaut_capitule

Lors de l’Antiquité gréco-romaine, une plante du nom de cynara (ou kynara) était connue, mais il est difficile d’avancer qu’elle a un rapport avec notre artichaut moderne, d’autant plus que par ces deux mots les Anciens désignaient une flopée de plantes épineuses. Pour mieux comprendre l’origine de l’artichaut, il faut le mettre en relation avec l’un de ses cousins, le cardon (Cynara cardunculus), dont la forme primitive sauvage rappelle beaucoup certains traits botaniques de l’artichaut. Ce dernier serait-il issu du cardon, sachant que celui-ci est très commun sur les coteaux arides du pourtour de la Mer méditerranée ? « Sur les monuments égyptiens, on voit fréquemment, parmi les offrandes et les fruits figurés, de gros capitules, un peu semblables à des pommes de pin, dont il est difficile de décider s’ils appartiennent encore au cardon originel ou déjà à l’artichaut » (1). Chose d’autant plus difficile à démêler que le cardon porte lui aussi des capitules tout semblables à ceux de l’artichaut, à l’exception du fait qu’ils sont plus petits.
Au IV ème siècle avant J.-C., Théophraste évoque le cas du pternix dont il dit que ses capitules se mangent. Plus tard, de Columelle (Ier siècle après J.-C.) à Paladius (IV ème siècle après J.-C.), on relate la culture de plantes qui pourraient bien être des artichauts et dont on distinguait alors plusieurs variétés de par leurs tailles et leurs couleurs. Puis, après, plus rien. Il faudra attendre dix bons siècles avant que l’artichaut ne refasse parler de lui.
Probablement introduit en Sicile (2) par les Arabes (le mot artichaut provient de l’arabe ardi chouk qui veut dire « épineux terrestre », et sera repris par le lombard articiocco), l’artichaut gagne le royaume de Naples au XV ème siècle. On signale sa présence à Florence en 1466 et à Venise sept ans plus tard. Il faudra attendre le XVI ème siècle pour voir apparaître l’artichaut en France. On associe traditionnellement sa venue avec le personnage de Catherine de Médicis, artichaut qu’elle aurait apporté en guise de « dot » lors de son mariage avec le roi de France Henri II en 1547. L’année suivante, on le croise en Angleterre. Il fut alors fort apprécié en cette toute jeune Renaissance où il était encore un légume de luxe. Le poète Pierre de Ronsard (1524-1585) le préférait de beaucoup aux divers plats de viandes, tandis que l’agronome français Olivier de Serres (1539-1619) s’y intéressa vivement.
Bien que les propriétés thérapeutiques de l’artichaut soient connues depuis le XIV ème siècle au moins, elles seront reprises et augmentées par Nicolas Lémery (1645-1715) puis Pierre-Jean-Baptiste Chomel (1671-1740).

Naturellement, l’artichaut est une plante vivace munie d’une forte tige cannelée portant de grandes feuilles largement découpées, épineuses parfois. Lorsqu’on laisse l’artichaut se développer, il se forme à son sommet une fleur dont la couleur varie du bleu au violet. Il ne s’agit pas d’une fleur, mais d’un ensemble de fleurs appelées fleurons. Ici chaque fleur se présente sous forme d’une touffe de poils appelée aigrette ayant un minuscule ovaire (futur fruit) à sa base. C’est l’ensemble de ces fleurons qui constitue le foin des artichauts.
Lors de sa culture, on ne lui fait pas dépasser le stade triennal. La partie comestible est un capitule, inflorescence récoltée avant que les fleurs ne se développent (le « fond d’artichaut » désigne le réceptacle de l’inflorescence, alors que les « feuilles » sont en réalité les bractées de l’involucre.)

Aujourd’hui, il s’étend à de nombreux pays européens. En France, on rencontre plusieurs variétés horticoles qui sont cultivées en Bretagne, en Provence, dans les départements de l’Aisne et des Deux-Sèvres, etc.

Ce cliché montre un artichaut à un stade avancé de fructification. La partie brune, c'est le fond d'artichaut tapissé par le "foin" composé d'une multitude d'aigrettes serrées les unes contre les autres, et au bout desquelles on trouve une petite graine (on en voit quelques unes sur cette image). Lorsque l'artichaut est bien sec, les aigrettes s'envolent comme celles du pissenlit, autre fameux médicament hépatique.

Ce cliché montre un artichaut à un stade avancé de fructification. La partie brune, c’est le fond d’artichaut tapissé par le « foin » composé d’une multitude d’aigrettes serrées les unes contre les autres, et au bout desquelles on trouve une petite graine (on en voit quelques unes sur cette image). Lorsque l’artichaut est bien sec, les aigrettes s’envolent comme celles du pissenlit, autre fameux médicament hépatique.

L’artichaut en phytothérapie

Ce sont essentiellement les feuilles de cette plante que l’on emploie dans un but thérapeutique. Et quand je dis « feuilles », je ne parle pas de celles qu’on mange, mais de celles qui ornent la longue tige de cette plante. Très amère, la feuille d’artichaut intéresse le phytothérapeute par la présence de cynarine et de cynaropicrine, une substance de couleur jaune (3), mais aussi en raison d’un complexe de quatre substances minérales (magnésium, potassium, sodium, calcium). Riche en tanin, la feuille d’artichaut contient aussi des acides phénols et de la provitamine A.
La consommation du capitule de l’artichaut (c’est-à-dire la « tête »), bien qu’étant un acte alimentaire, ne saurait faire oublier que l’artichaut est riche de vitamines (A, B1, B2, C), de fer, de phosphore et de manganèse. En moyenne, il procure 50 à 75 calories aux cent grammes. Cependant, la cuisson à la vapeur fait perdre à l’artichaut bon nombre de ses sels minéraux qui se retrouvent dans l’eau de cuisson. Il peut alors être profitable de faire usage de cette eau pour compléter les apports de l’artichaut cuit (même chose pour le poireau, par exemple).

Propriétés thérapeutiques

Nous parlerons surtout de celles des feuilles, mais dirons aussi quelques mots à propos de la racine et du capitule floral en fin d’article.

  • Apéritif, digestif
  • Cholagogue, cholérétique, hépatoprotecteur, renforce l’action antitoxique du foie, tonique de la cellule hépatique
  • Diurétique, dépuratif
  • Laxatif
  • Hypocholestérolémiant
  • Fébrifuge (adjuvant à la quinine)
  • Antioxydant
  • Éclaircissant du teint

Usages thérapeutiques

  • Troubles de la sphère hépatobiliaire : ictère, jaunisse, congestion et insuffisance hépatique, engorgement du foie et de la vésicule, cholémie, colique hépatique, cirrhose, lithiase biliaire, diabète d’origine hépatique. (Un drainage du foie peut s’effectuer deux fois l’an, à l’automne et au printemps)
  • Troubles de la sphère gastro-intestinale : constipation, entérite, fermentation intestinale, intoxication intestinale, dyspepsie, douleur digestive
  • Troubles locomoteurs liés à un excès d’urée : rhumatismes, arthritisme, goutte
  • Artériosclérose, hypercholestérolémie
  • Obésité, maigreur
  • Asthme
  • Lithiase rénale
  • Élimination des toxines lors de grippe et d’angine
  • Paludisme

Modes d’emploi

  • Infusion ou décoction de feuilles (à vos risques et périls : c’est très très amer, même que l’infusion de sauge officinale, c’est de la guimauve à côté…)
  • Vin (feuilles en macération vineuse)
  • Extrait hydro-alcoolique
  • Teinture-mère
  • Poudre de plante cryobroyée en gélules

Précautions d’emploi et autres usages

  • Comme nous l’avons dit plus haut, l’on peut faire usage de l’eau de cuisson des artichauts, à condition que ceux-ci soient biologiques ou, s’ils ne le sont pas, lavés à grande eau avant cuisson en raison de la présence de pesticides. Cette eau se révèle être un bon draineur du foie et de la vésicule biliaire, mais cet emploi sera déconseillé aux arthritiques, aux goutteux, ainsi qu’aux personnes sujettes aux affections urinaires
  • Une fois cuit, l’artichaut, outre le fait qu’il soit très digeste et énergétique, partage avec les feuilles bon nombre de propriétés : apéritif, cholagogue, dépuratif et diurétique (il contribue à l’élimination de l’urée, de l’acide urique et du cholestérol). De plus, c’est un tonique pour le cœur. Ainsi, sa consommation régulière participe au traitement des affections suivantes : congestion et insuffisance hépatique, insuffisance rénale, oligurie, lithiase, rhumatismes, goutte, arthritisme, intoxication et infection intestinale. En cas d’asthénie et de surmenage, ce légume sera aussi le bienvenu. Enfin, notons la présence d’inuline dans l’artichaut, ce qui en autorise la consommation aux diabétiques. Cependant, il est doit être rapidement consommé. Il se conserve mal et peut être la cible d’une pullulation de germes dont certains pathogènes.
  • L’artichaut, lorsqu’il est très jeune (c’est-à-dire à un état qu’on ne vous propose pas sur les étals du marché), peut se manger cru, chose impossible lorsqu’il grandit puisqu’il devient alors ligneux.
  • La racine, comme toutes les autres parties de la plante, est diurétique. On l’a souvent utilisée en médecine populaire dans les campagnes contre les rhumatismes, la goutte, l’hydropisie, la jaunisse, la lithiase rénale…
  • Les fleurs d’artichaut ont la particularité de faire cailler le lait. Elles sont donc employées dans la fabrication du fromage où elles remplacent la présure.
  • Les feuilles d’artichaut sont une matière tinctoriale intéressante pour teindre la laine. Elles permettent d’obtenir un beau jaune doré une fois hachées et bouillies.

  1. Paul-Victor Fournier, Dictionnaire des plantes médicinales et vénéneuses de France, p. 114
  2. De 828 à 1300, la Sicile ainsi que d’autres régions du sud de l’Italie sont sous influence des Arabes qui occupaient alors bonne partie de l’Espagne, de laquelle l’artichaut aurait été importé.
  3. L’amertume de la feuille d’artichaut renvoie analogiquement à la bile et donc au foie selon la théorie des signatures. De plus, la couleur jaune de l’un de ses principes actifs renforce cette relation.

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Le citron, un fruit plein de peps !

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Tout comme l’oranger, le citronnier aura suivi une route d’est en ouest. S’il est difficile d’en localiser précisément l’origine, tout au moins pouvons-nous dire que ce petit arbre est issu d’Asie du sud-est (Inde, Chine, Birmanie, etc.).
Comme chacun sait, le citron est un agrume, un mot dont les racines étymologiques font directement référence à sa saveur âcre et acide.
Au V ème siècle avant J.-C., Sophocle désignait l’orange et le citron sous le même nom de « pommes d’or » (ce qui a longtemps laissé croire que ces deux fruits pouvaient avoir un quelconque rapport avec les pommes du jardin des Hespérides). La fâcheuse habitude qu’avaient les Grecs d’appeler des plantes différentes par le même nom aura grandement contribué à perpétuer la confusion. Si mèlon citrion fait sans aucun doute référence au citron, mèlon mêdicon s’adresse au cédrat, ou pomme de Médie, c’est-à-dire issu du territoire des Mèdes, situé entre le bassin du fleuve Tigre et la Mer Caspienne (soit à l’emplacement de l’actuelle frontière entre Iran et Irak). Or, les premiers agrumes connus des Grecs sont les cédrats (IV ème siècle avant J.-C.), le citron n’apparaissant en Grèce que quelques siècles plus tard.
A l’approche de l’an mille, Avicenne, originaire de Boukhara (Ouzbékistan actuel) connaissait fort bien le citron, puisqu’il le préconisait en cas de troubles hépatiques. Deux siècles plus tard, il est rencontré, à l’état cultivé, par les croisés en Palestine et en Syrie, puis, il finira par être implanté localement en Europe occidentale au XIII ème siècle (Sicile), avant de se répandre plus largement dans le bassin méditerranéen (Italie, sud de la France, Espagne) et au-delà (Canaries, Açores).
En Allemagne, trop septentrionale pour que le frileux citronnier puisse y être cultivé, il était pourtant connu d’Hildegarde de Bingen au XII ème siècle. L’abbesse en recommandait les feuilles en décoction et le fruit à l’état frais comme fébrifuge.
Dès les tout débuts de la Renaissance, on s’attache à obtenir du citron une huile essentielle. C’est donc logiquement que l’on en distille les zestes. Mais cette technique fut abandonnée au profit de l’expression mécanique à froid, permettant d’obtenir de bien meilleurs résultats, c’est-à-dire l’essence de citron telle que nous la connaissons aujourd’hui. Entre-temps, sous différentes formes, le citron fut employé pour des raisons aussi diverses que rétablir le vin gâté ou chasser les mauvaises odeurs. Il permettait aussi d’éloigner les risques de contagion (on en fit un baume contre la peste) et prodiguait des soins cosmétiques pour le visage et le corps. On trouve même dans le Petit Albert, deux recettes, l’eau céleste et l’eau d’ange, dans lesquelles le citron entre comme ingrédient.

Le citronnier est un petit arbre qui ne dépasse jamais les cinq mètres de hauteur. Certains auteurs le qualifient d’arbuste et lui donnent une taille comprise entre deux et quatre mètres. Les feuilles sont épaisses, coriaces et vert sombre, petites et dentées la plupart du temps. Les fleurs très odorantes sont blanches, avec un brin de rose pâle à l’intérieur, et présentent un nombre irrégulier de pétales (cinq à huit). Elles s’épanouissent toute l’année. Quant au citron, c’est une baie dont le péricarpe charnu, d’abord vert, devient jaune à maturité. Il est segmenté et loge en son centre les pépins. La particularité du citronnier, c’est qu’il ne s’embarrasse pas du calendrier : le même arbre porte dans le même temps des fleurs, des fruits naissants ainsi que des fruits formés verts ou jaunes…
Il a une préférence pour les sols humides et drainés. Il est cultivé également en dehors de ses terres d’origine : on le trouve aux Etats-Unis (Californie), en Argentine, au Brésil, sur le pourtour de la Méditerranée (Espagne, Italie, Grèce).

L’essence de citron en aromathérapie

Bien qu’une réglementation européenne toujours en cours de validité fasse qu’on désigne indifféremment les huiles essentielles et les essences sous l’unique appellation « huile essentielle », avec le citron, il ne faut pas s’y tromper. Le produit extrait par expression mécanique des zestes de citron n’est pas une huile essentielle mais une essence, alors qu’il en allait autrement autrefois : huiles essentielles et essences étaient regroupées sous la seule bannière d’essences. Le mode d’obtention permet néanmoins de distinguer une huile essentielle d’une essence. Par hydrodistillation et entraînement à la vapeur d’eau, c’est une huile essentielle. Par expression mécanique à froid, on parle d’essence. Dans le cas du citron, on procède habituellement de deux façons différentes : on râpe les zestes sous jet d’eau froide, puis l’émulsion eau+essence passe en centrifugeuse, afin que les deux substances soient dissociées. On bien l’on procède par la méthode dite de l’éponge. On scarifie les écorces puis on absorbe l’essence à l’aide d’une éponge que l’on presse par la suite (l’éponge, pas le citron ^^).
L’essence de citron, comme du reste toutes les autres essences, ne subit donc aucune modification chimique, au contraire du procédé de la distillation qui, par la chaleur, peut altérer l’essence d’origine.

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C’est lorsque l’acidité du citron est la plus élevée, soit aux mois de décembre et janvier, que l’on récolte les fruits destinés à l’aromathérapie (a contrario, un citron estival est beaucoup moins acide). L’essence de citron, de couleur jaune vif, développe un parfum frais, fruité et acidulé. Elle se compose essentiellement de monoterpènes (95 % : limonène, alpha-terpinène, gamma-terpinène, béta-pinène…) et d’aldéhydes (3 %). Notons aussi la présence de furanocoumarines typiques des agrumes et des apiacées.
Bien plus fragile que l’huile essentielle, l’essence ne se conserve pas au-delà d’un délai de deux ans environ après ouverture du flacon. Aussi, après chaque utilisation, refermez bien le bouchon et placez votre flacon dans un endroit frais à l’abri de la lumière du soleil.
L’essence de citron, qui nécessite trois mille fruits pour en obtenir un litre, est, parmi les essences et les huiles essentielles, le produit aromathérapeutique le plus produit au monde en terme de tonnage

Propriétés thérapeutiques

  • Anti-infectieuse : antibactérienne, antivirale, antifongique, antiseptique atmosphérique
  • Immunostimulante
  • Positivante
  • Fluidifiante circulatoire, activatrice de la microcirculation, augmente la résistance des capillaires et la tonicité des parois, hypotensive, dépurative du sang, lymphotonique
  • Hépatoprotectrice, dépurative hépatique, cholagogue, cholérétique
  • Hypocholestérolémiante
  • Apéritive, digestive, stomachique, carminative, antinauséeuse, antivomitive, permet de lutter contre un excès d’acidité gastrique
  • Fébrifuge, rafraîchissante
  • Décongestionnante respiratoire
  • Diurétique
  • Cicatrisante, antiprurigineuse, soin des peaux grasses
  • Antivenimeuse (1)
  • Anticancéreuse (l’essence de citron contribue à l’apoptose des cellules)
  • Anxiolytique, antidépressive, neurotrope, tonique psychique

Usages thérapeutiques

  • Troubles de la sphère respiratoire + ORL : rhume, rhinopharyngite, bronchite, sinusite, angine, maux de gorge, asthme, otite
  • Troubles de la sphère gastro-intestinale : hyperacidité gastrique (2), ulcère d’estomac, digestion lente et/ou difficile, aérophagie, dysenterie, diarrhée, fièvre typhoïde, parasites intestinaux (oxyures), nausée (y compris celle de la grossesse), vomissement, flatulences, mal des transports, halitose, inappétence
  • Troubles de la sphère hépatique : insuffisance hépatique, congestion hépatique, drainage hépatique, cirrhose, ictère
  • Troubles circulatoires : jambes lourdes, varices, phlébite, hémorroïdes, fragilité capillaire, insuffisance veineuse, artériosclérose, hypertension, cellulite
  • Troubles bucco-dentaires : stomatite, glossite, aphte, gingivite
  • Troubles dermatologiques : mycoses cutanées, herpès, verrue, teigne, gale, furoncle, dartre, plaie infectée, acné, points noirs, séborrhée, engelure, coup de soleil
  • Soins de la peau et des cheveux : tonifier la peau, atténuer les taches brunes, aviver les cheveux blonds, rendre les cheveux souples et brillants, prévenir les rides, renforcer les ongles cassants
  • Troubles locomoteurs : rhumatismes, arthrite, goutte
  • Lithiase urinaire et biliaire
  • Hémorragies : épistaxis, hématurie, gastrorragie, entérorragie
  • Convalescence, asthénie
  • Diabète (l’essence de citron vert ou lime est encore plus efficace)
  • Désinfection des locaux
  • Eloigner les insectes (moustiques, mites, fourmis)

Médecine traditionnelle chinoise et énergétique

Pour être originaire d’Asie du sud-est, le citron est bien connu de la médecine chinoise. C’est un stimulant de l’énergie des méridiens du foie et de la vésicule biliaire, tous deux liés à l’élément Bois, un principe à travers lequel s’exprime la force vive, la souplesse, la malléabilité, la tonicité. Lorsque tout va bien pour ces deux méridiens, ce sont l’harmonie, la créativité, la combativité et la fiabilité qui règnent. Cela facilite ainsi grandement le démarrage d’un projet puisque la volonté et l’optimisme sont stimulés. En revanche, quand l’énergie y fait défaut, apparaissent irritabilité, colère, désarroi, contrariété, stress, déprime, difficulté à entamer les choses. Ainsi, le citron permet-il de dissiper les pensées sombres, le pessimisme, le cynisme, mais également les troubles physiologiques qui peuvent être occasionnés par une déperdition énergétique au sein de ces deux méridiens (hépatite, fixation des graisses dans le corps, maux de tête, crampes, courbatures, problèmes cutanés, fragilité immunitaire accompagnée d’infections virales ou bactériennes). De plus, le méridien du foie régule le sang et sa composition, tout en en assurant la dépuration. Ce qui fait du citron un remède majeur propre à ces deux méridiens, si l’on superpose les propriétés thérapeutiques occidentales du citron que nous avons exposées plus haut.
Remarquons aussi que le citron permet d’harmoniser l’énergie du méridien de la rate/pancréas, tout en dispersant l’excès de chaleur dans ce même méridien ainsi que celui de l’estomac. Le citron a donc une action manifeste au niveau d’un chakra particulier, celui du plexus solaire, ainsi qu’avec le chakra coronal comme l’atteste la couleur d’aura de l’essence de citron : violet clair. Non seulement cette essence tonifiante et vivifiante porte une action physique sur l’organisme en lui apportant davantage de vitalité, mais, au niveau psychique, cette essence, en prodiguant légèreté et limpidité mentale, crée un pont entre le chakra du plexus solaire et celui de la couronne, par le biais du méridien du foie, lui-même en relation avec le monde onirique, l’inspiration, l’intuition, etc.

Modes d’emploi

  • Diffusion atmosphérique (même en présence d’enfants et de femmes enceintes)
  • Olfaction, inhalation
  • Voie orale pure ou diluée
  • Voie cutanée exceptionnellement (toujours diluée et jamais d’exposition au soleil après application)

Contre-indications et autres emplois

  • Essence photosensibilisante et irritante pour la peau si employée pure. Allergie cutanée possible (cf. haute teneur en limonène, molécule fortement allergisante). L’essence de citron, à doses élevées, provoque une irritation gastro-intestinale, des nausées et des vomissements. Quelques cas d’hématurie sont parfois relevés. A plus fortes doses (50 à 80 gouttes, ce qui est énorme), des expériences chez l’homme, relatées par Paul-Victor Fournier, ont montré « au bout de dix minutes une vive stimulation cérébrale et musculaire, au bout d’une demi-heure, l’obscurcissement de la pensée, l’affaiblissement de la mémoire ; au bout d’une heure, un sommeil-rêve irrésistible. Après trois heures, tous ces phénomènes disparaissent » (3). Le même auteur signale que « la simple décortication des citrons et des oranges pour l’industrie peut provoquer […] des maux de tête, des vertiges, des névralgies, des éruptions avec gonflement, vésicules et pustules » (4). Dans le premier cas, il s’agit d’une intoxication aiguë alors que dans l’autre, elle est chronique et beaucoup plus pernicieuse.
  • Cosmétique et parfumerie : comme le regrette Serge Schall, « avec d’autres senteurs, comme la lavande, celle du citron a rencontré un tel succès qu’elle a été largement galvaudée par l’industrie de l’hygiène. Son omniprésence, synonyme de fraîcheur et de propreté, est un peu pesante. C’est fort dommage car par ailleurs, utilisée avec tact, elle fait merveille en parfumerie » (5). C’est évident qu’il y a plus qu’un pas entre le « paic citron » et les plus grands crus d’essence de citron entrant dans la composition d’eaux de Cologne somptueuses ainsi que d’autres parfums. Mais, dans ce cadre, il s’agit d’essences rectifiées, « allégées » en monoterpènes.
  • Autrefois, on distillait le citron entier, comme n’importe quelle substance végétale aromatique. Cela se fait encore, bien que rarement. En revanche, ce qui intéresse de plus en plus l’aromathérapie, c’est l’huile essentielle obtenue en distillant les feuilles et les jeunes rameaux du citronnier. Si l’on connaît davantage l’huile essentielle de petit grain bigarade, cela relève du même procédé, à la différence qu’on obtient une huile essentielle de petit grain citron (tous les agrumes s’y prêtent). Moins riche en monoterpènes (55 %) que l’essence de citron, le petit grain citron contient plus d’aldéhydes (10-20 %), ainsi que quelques esters et monoterpénols. De plus, cette huile essentielle est dénuée de furanocoumarines. Bien que la littérature soit peu loquace à son sujet, nous pouvons dire que cette huile essentielle intervient sur des domaines assez semblables à ceux qu’occupe l’essence de citron : sphères gastro-intestinale, respiratoire et cardiaque. Elle fait aussi merveille en cas d’oedème et de rétention d’eau. Une huile qui n’a pas encore livré tous ses secrets mais qu’il faut garder à l’oeil ! ;)
  • Quelques mots sur le citron dans son entier maintenant. Si commun (je ne pense pas qu’un seul poissonnier digne de ce nom ne vous proposera pas un citron avec votre commande par exemple), le citron, par sa banalité, ferait presque oublier qu’il n’est, ni plus ni moins, qu’une « bombe » médicinale ! Des sels minéraux en abondance (calcium, fer, cuivre, silice, phosphore, manganèse…), des vitamines à foison (provitamine A pour la peau, C comme antioxydante et stimulante des glandes endocrines, B1, B2 et B3 jouant un rôle dans la nutrition et l’équilibre nerveux, P en tant que protectrice vasculaire, etc.). Acide citrique et glucides complètent l’arsenal, sans oublier les flavonoïdes, auxquels la belle couleur jaune du citron a donné le nom (de flavus, jaune ; dans le citron, le flavedo est la couche supérieure du zeste, l’albedo est l’enveloppe blanche se situant juste au dessous, comme le montre cette illustration).Citron_tranche_1On pensera avant tout au jus de citron (pH 2,3 environ), énergétique, vitalisant et minéralisant. C’est aussi un bon dépuratif et purgatif de la vésicule biliaire et des reins (il draine calculs biliaires et acide urique). De plus, il entretient les vaisseaux sanguins en bon état et, par voie cutanée, il s’avère être un tonique d’excellence ! Le jus de citron est aussi un antidote à l’empoisonnement aux substances alcalines (soude, eau de Javel, ammoniaque…).
    On peut employer le citron de diverses manières : du jus de citron mêlé à de l’eau tiède sucrée ou non, une infusion de tranches de citron finement coupées, le fruit découpé en morceaux en décoction, l’écorce et les pépins écrasés en macération à froid… Ici, cela concerne essentiellement les usages internes. En externe, il est surtout préconisé d’utiliser le jus de citron en application locale (dans les narines, les oreilles, bain de bouche, gargarisme, lotion, compresse…). Ce ne sont là que quelques exemples. Il faudrait écrire un livre entier pour recenser l’étendue des pouvoirs curatifs, des modes d’administration et autres usages du citron, tant il représente une panacée ! Sans compter les usages culinaires (tarte au citron, ça, c’est pour Gab !) et domestiques (nettoyer des objets en cuivre ou en inox, raviver du marbre taché…).
    Ceci étant, n’oublions pas que le jus de citron, à doses élevées, provoque ce qu’il supprime à doses faibles : vomissements, nausées, désordres gastro-intestinaux, ainsi qu’une vive purgation. Des cas de caries dentaires ont aussi été observés.

  1. Au Vème siècle avant J.-C., Démocrite raconte que le citron serait un préservatif contre le venin de la vipère aspic.
    2. « Il paraît étonnant de lire que le citron est un alcalinisant et un antiacide gastrique. […] La saveur acide n’implique pas, en effet, que le citron soit acide pour l’organisme, car le goût est dû à des acides organiques qui ne restent pas l’état d’acides dans les cellules. Des expériences ont prouvé que l’usage prolongé du citron entraîne dans l’organisme, la production de carbonate de potasse permettant de neutraliser l’excès d’acidité du milieu humoral. » (Jean Valnet, Se soigner par les légumes, les fruits et les céréales, pp. 278-279)
  2. Paul-Victor Fournier, Dictionnaire des plantes médicinales et vénéneuses de France, p. 289
  3. Ibid., p. 288
  4. Serge Schall, Plantes à parfums, p. 79

© Books of Dante – 2015