Herbes & feux de la Saint-Jean

Couverture

Même sans jamais y avoir assisté, on peut avoir des feux de la Saint-Jean une idée plus ou moins proche de la réalité, tant cet événement semble profondément enkysté dans l’imaginaire collectif. Qui n’a jamais été fasciné par le feu ?

Les feux de la Saint-Jean ne sont pas des légendes. Ils s’inscrivent dans une factualité temporelle et spatiale mouvante. Ils nous renvoient tout d’abord vers d’ancestrales racines païennes, puis à une christianisation du phénomène, non sans peine, comme nous aurons l’occasion de le découvrir à travers ces pages. Enfin, tels qu’ils se déroulent aujourd’hui, on peut les assimiler à une fête laïque, même si subsistent à travers cette variante moderne des traces païennes et chrétiennes.

Le culte de la source, de la pierre et de l’arbre témoigne d’une contemporanéité qui n’est plus la nôtre. C’est celle de lointains ancêtres qui vécurent en relation avec lui, par proximité immédiate. Il s’agit là de l’expression d’un cadre socio-culturel et cultuel qui peut nous sembler étranger.

Le feu, célébré au solstice d’été, procède de la même logique. Qu’est-ce qui a poussé les hommes à allumer de gigantesques feux à cette date précise de l’année ? Quelles symboliques tout cela véhicule-t-il ? Qu’ils paraissent aujourd’hui plus folkloriques que sacrés signifie-t-il que certaines valeurs se sont dissoutes au fil du temps ?

Voici quelques questions préliminaires auxquelles nous allons tenter de répondre à travers cet ouvrage qui abordera autant les coutumes consignées dans de vieux livres que les paroles de témoins bien vivants qui nous raconterons comment ils vivent le solstice d’été à notre époque.

Bien sûr, nous accorderons toute leur importance aux herbes employées à cette période de l’année. Quelles sont-elles ? Pourquoi et comment les utilise-t-on ? A l’occasion, nous découvrirons qu’elles sont bien plus nombreuses que ce que l’on a communément admis…

  • Illustration de couverture : Sabine Cazassus
  • ISBN : 978-2-9546426-2-8
  • 180 pages, intérieur noir & blanc
  • 15 €

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[Books of] Dante – 2016

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Mon nouveau livre en images

Première_ce_couverture

En compagnie de la pâquerette et du lierre terrestre, deux importantes herbes de la Saint-Jean.

Pages_90-91

Les pages 90 et 91 dans lesquelles on retrouve ces deux mêmes plantes, ainsi que d’autres comme la marguerite.

Pages _108-109

Les pages 108 et 109 présentent la verveine officinale, une très importante herbe utilisée lors du solstice d’été depuis des siècles.

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Les pages 60 et 61 où l’on parle de la symbolique du 7, chiffre longtemps associé aux herbes de la Saint-Jean. J’explique ici en partie pourquoi elles ne peuvent être seulement 7.

Première_de_couverture

La couverture enflammée sous ce chaud soleil de printemps.

Ce que vous venez de voir vous a plu ? La Nature, la Terre et les plantes qu’elles abritent revêtent une importance à vos yeux ? Le feu vous fascine ? Le solstice d’été vous intrigue ? Le paganisme vous attire ? Alors pourquoi ne pas réserver dès à présent votre exemplaire ?

Offre spéciale disponible jusqu’au 30 avril dans la boutique !

[Books of] Dante

Herbes & feux de la Saint-Jean : le livre !

Couverture

Même sans jamais y avoir assisté, on peut avoir des feux de la Saint-Jean une idée plus ou moins proche de la réalité, tant cet événement semble profondément enkysté dans l’imaginaire collectif. Qui n’a jamais été fasciné par le feu ?

Les feux de la Saint-Jean ne sont pas des légendes. Ils s’inscrivent dans une factualité temporelle et spatiale mouvante. Ils nous renvoient tout d’abord vers d’ancestrales racines païennes, puis à une christianisation du phénomène, non sans peine, comme nous aurons l’occasion de le découvrir à travers ces pages. Enfin, tels qu’ils se déroulent aujourd’hui, on peut les assimiler à une fête laïque, même si subsistent à travers cette variante moderne des traces païennes et chrétiennes.

Le culte de la source, de la pierre et de l’arbre témoigne d’une contemporanéité qui n’est plus la nôtre. C’est celle de lointains ancêtres qui vécurent en relation avec lui, par proximité immédiate. Il s’agit là de l’expression d’un cadre socio-culturel et cultuel qui peut nous sembler étranger.

Le feu, célébré au solstice d’été, procède de la même logique. Qu’est-ce qui a poussé les hommes à allumer de gigantesques feux à cette date précise de l’année ? Quelles symboliques tout cela véhicule-t-il ? Qu’ils paraissent aujourd’hui plus folkloriques que sacrés signifie-t-il que certaines valeurs se sont dissoutes au fil du temps ?

Voici quelques questions préliminaires auxquelles nous allons tenter de répondre à travers cet ouvrage qui abordera autant les coutumes consignées dans de vieux livres que les paroles de témoins bien vivants qui nous raconterons comment ils vivent le solstice d’été à notre époque.

Bien sûr, nous accorderons toute leur importance aux herbes employées à cette période de l’année. Quelles sont-elles ? Pourquoi et comment les utilise-t-on ? A l’occasion, nous découvrirons qu’elles sont bien plus nombreuses que ce que l’on a communément admis…

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Gilles Gras
© [Books of] Dante éditions 2015
ISBN : 978-2-9546426-2-8
21 x 15, 180 p.
Couverture : Sabine Cazassus

© Books of Dante – 2015

Herbes & feux de Saint-Jean : introduction

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C’est une petite exclusivité que je vous propose là : ni plus ni moins que l’introduction de mon prochain livre, Herbes & Feux de Saint-Jean, accompagnée de l’illustration qui viendra embellir sa couverture Bonne lecture ! :)

A travers les âges, l’Homme s’est voué à plusieurs cultes. La Pierre et la Source en sont deux avatars. En ces temps anciens durant lesquels l’Homme devait faire face à différents maux (la maladie, la guerre, la famine, de mauvaises récoltes…), l’esprit humain s’est tourné vers des pratiques mêlant autant diverses formes de magies qu’un appel aux divinités. Certaines mesures médicinales plus empiriques que raisonnées furent également conviées. Toutes avaient pour but un mieux-être ainsi que la résolution de problèmes divers et variés.
Malgré la progression constante du christianisme, les rites païens surent rester vivaces. Au dogme ecclésiastique s’opposa l’héritage de pratiques multi-millénaires. Il est bien entendu que l’Église chrétienne aura cherché, par tous les moyens, à extraire les mauvaises herbes païennes de son pré carré et à séparer le bon grain de l’ivraie. Las. Une résistance plus ou moins passive s’instaura. Plutôt que d’user son prosélytisme jusqu’à la culotte, l’Église eut une idée géniale. Au lieu de vindicte et d’anathème, elle devint peu à peu relativement tolérante face à ces rites forcément idolâtres. En amadouant et en les absorbant, comme une amibe gloutonne le ferait d’un microbe, la chrétienté détourna ces rites de leurs destinations originelles. C’est alors qu’on assista à la christianisation des anciens lieux de culte. Bien des églises et des chapelles ont été érigées sur leur emplacement. On évangélisera même les menhirs dont certains sont encore surmontés d’une croix aujourd’hui. On aura conservé les mêmes lieux tout en modifiant quelque peu le décor. D’antiques divinités on aura fait des saints. Le cas de Brigitte est éloquent à cet égard.

Bien que phagocytées par la chrétienté, les anciennes croyances moururent-elles ? Pas vraiment. Malgré le travail mené en profondeur par l’Église, celle-ci ne put jamais aller au bout de sa quête. C’est pourquoi, çà et là, au cours de l’Histoire, on assista à diverses réminiscences d’anciens cultes païens L’Église n’aura donc jamais réussi à faire tabula rasa. Et c’est pour cette raison, entre autres, qu’aujourd’hui encore on célèbre la fête dédiée au solstice d’été, autrement dit les feux de la Saint-Jean, le jour de la fête de la musique. Le paganisme, malgré son grand âge, n’en reste pas moins plein de verdeur et de vivacité. il est à l’image du pissenlit : plus on cherche à l’arracher, plus il repousse. Mais aussi à celle de la renouée des oiseaux qui adore qu’on lui marche dessus sans paraître s’en offenser le moins du monde, au contraire, elle s’en trouve même ragaillardie. Le chiendent, autre figure emblématique, exprime aussi cet état de fait ; il enfonce si profondément ses racines dans le sol que le soc de la charrue ne parvient à les en extirper.

Aujourd’hui, les curés ne pourchassent plus les païens à travers champs et forêts. Cette relative liberté de culte aura-t-elle profité à ces derniers ? Très certainement. La résistance proviendrait-elle de l’oppression ? A n’en pas douter, oui. Un culte qui ne serait plus diabolisé serait-il voué à disparaître ? Pas sûr.
Les temps changent. Et c’est dans leurs prérogatives. Les temps changent les hommes mais il est aussi vrai que l’homme peut changer le temps durant lequel il déroule son existence. Des feux brûlent encore lors de la Saint-Jean. Revêtent-ils pour autant le même esprit que les feux d’antan ? Très certainement pas. Du reste, est-ce bien important de le savoir, sachant qu’une tradition quelle qu’elle soit est destinée à périr si on cherche à la reproduire à l’identique indéfiniment. Des évolutions et des mutations ont eu lieu. Elles ont remodelé peu à peu un antique phénomène qui consiste à élever un énorme brasier au solstice d’été, unique jour de l’année où le Soleil est à son apogée dans nos contrées. Chaque année, au jour où l’astre solaire est roi, de grands feux sont ainsi érigés, éclairant le ciel nocturne le plus court de notre calendrier. Des herbes y sont traditionnellement jetées. Nous chercherons à savoir pourquoi tout en exposant chacune de celles que l’on appelle les herbes de la Saint-Jean, pourvoyeuses des espoirs et des souhaits des hommes.

© Books of Dante – 2015