Le moustique tigre, un opportuniste paresseux

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Il s’agit d’un insecte qui provient d’Asie du sud-est et qui, comme son nom l’indique, est relativement agressif, tant par sa volonté farouche d’envahir la France (et partant, l’Europe), qu’à travers ses douloureuses piqûres.

Le moustique tigre, rayé de blanc et de noir, d’où son nom, était encore inconnu en France métropolitaine il y a seulement 10 ans. Espèce invasive à l’instar de la renouée du Japon, le moustique tigre vrombit sur la Côté d’Azur depuis 2004. Année après année, il monte d’un cran. Il s’est lancé à l’assaut du territoire, à tel point qu’il est devenu persona non grata dans un certain nombre de départements du sud de la France. Tant et si bien que dès les premiers jours du mois de mai et jusqu’à la fin de l’été, une veille sanitaire est mise en place. Pourquoi ? Parce qu’Aedes albopictus est le principal pourvoyeur d’une maladie qui a défrayé la chronique il y a quelques années : la « maladie de l’homme penché », médiatiquement plus connue sous le nom de chikungunya. A l’heure actuelle, des pays comme l’Italie et la Croatie, par exemple, sont durablement touchés par la présence du moustique tigre. Le climat métropolitain va-t-il également lui être favorable ? Bonne question. De l’eau (stagnante, de préférence) et une température comprise entre 25 et 30° C, et le moustique tigre prolifère. On comprendra que les fortes pluies et les chaleurs non moins fortes de ces dernières semaines peuvent représenter des conditions idéales à sa propagation. Un autre facteur de dispersion se trouve être l’homme lui-même. En effet, ce moustique suit l’homme à la trace en voyageant avec lui.

 

Ici, en Seine-et-Marne, le plus grand département d’Île-de-France, à l’est de Paris, nous semblons relativement épargnés. Même si ce département et ceux qui lui sont limitrophes ne sont pas (encore ?) concernés par la pandémie, il n’en reste pas moins que le moustique tigre y est présent. Dans quelle proportion ? Je ne saurais dire. Mais le fait est qu’il est bel et bien là, pour avoir découvert un téméraire spécimen sur mon bras gauche pas plus tard qu’hier.

 

 

COMMENT ENDIGUER SA PROPAGATION ?

 

Avec un tel insecte, mieux vaut jouer la carte de la prudence et de la prévention. Or, il se trouve que le moustique tigre est un insecte anthropique, c’est-à-dire qu’il apprécie plus particulièrement le voisinage de l’être humain, lequel, sans le savoir, laisse à sa disposition des conditions favorables à son bon développement, le climat estivale se chargeant de parachever le tout. Tout objet pouvant contenir de l’eau, le creux d’un vieux pneu abandonné au fond du jardin, une coupelle d’eau sous un pot de fleurs, etc., tout lui est bon. Il faudra donc veiller à la présence de toutes ces menues choses, anodines en apparence, susceptibles de faire le bonheur de notre moustique.

Par ailleurs, évitez autant que faire se pourra les sous-bois humides aux heures les plus chaudes de la journée. Sortez relativement couvert, chose pas toujours très agréable par temps chaud, badigeonnez vous d’huiles essentielles (préalablement diluées) aux propriétés insectifuges telle que la célèbre citronnelle (Cymbopogon nardus), et/ou ses acolytes que sont le géranium odorant (Pelargonium graveolens), le lemongrass (Cymbopogon flexuosus), le palmarosa (Cymbopogon martinii), bien que leur rémanence soit bien inférieure à celle du niaouli (Melaleuca quinquenervia) qui, elle, peut assurer une protection d’environ huit heures.

 

 

QUE FAIRE EN CAS DE PIQÛRES ?

 

Malgré un ensemble de précautions, la piqûre est toujours possible. Même si vous n’avez pas clairement identifié votre agresseur, ne tardez pas d’avoir un « placard » de dix centimètres de diamètre sur la peau, quand bien même l’on est tous différemment sensibles à la piqûre d’un même insecte, sensibilité qui varie aussi en fonction de l’endroit du corps où la piqûre se situe.

Certains symptômes comme de fortes fièvres et des douleurs articulaires peuvent mettre de vingt-quatre à quarante-huit heures avant d’apparaître, et ceci dans le cas où le moustique tigre piqueur serait porteur du virus du chikungunya. Ceci étant dit, même en l’absence de virus, une piqûre de moustique tigre peut occasionner une boursouflure rouge de la peau plus ou moins étendue, une sensation de chaleur cutanée, un œdème (ce qui est normal, le corps réquisitionne de l’eau afin de lutter contre l’inflammation).

 

 

QUELS PRODUITS UTILISER ?

 

  • De la glace placée dans un sachet appliqué et maintenu sur la piqûre.

  • Des compresses d’eau froide additionnée des huiles essentielles suivantes :

    • Menthe poivrée (Mentha x piperita) : antinociceptive, analgésique, antalgique.

    • Lavande aspic (Lavandula spica) : antitoxique, anti-inflammatoire.

    • Niaouli (Melaleuca quinquenervia) : analgésique, anti-inflammatoire.

  • De la crème à base de teinture d’arnica.

  • De l’huile végétale de millepertuis (huile rouge).

  • Des cataplasmes d’argile verte.

 

N. B. : en zone tropicale, le moustique tigre est susceptible de propager plus d’une trentaine de virus dont certains d’entre-eux provoquent des maladies comme la dengue et l’encéphalite de Saint Louis.

 

© Books of Dante – 2013

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Une réflexion sur “Le moustique tigre, un opportuniste paresseux

  1. Ce mois de juin j’ai croisé un frelon asiatique, ENORME.
    Il est venu tout près de moi, presque à se poser (2-3 cm)
    Avec ce genre de bebêtes qui piquent faut rester calme .
    Mais là, WOAW, je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir un mouvement de recul.
    UN MONSTRE

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