Le ginseng (Panax ginseng)

Entamer une monographie sur le ginseng n’est pas chose aisée, il y a tant d’entrées possibles qu’on ne sait quelle porte ouvrir en premier. L’on a beaucoup écrit déjà au sujet du ginseng, et il n’est, parfois, pas facile de se dépêtrer d’informations contraires, voire empruntes d’exagération, et ce qu’elles proviennent d’un panégyriste ou d’un contradicteur.

Bienfait de la terre surnommé « essence souveraine », « le ginseng est considéré depuis des millénaires dans tous l’Extrême-Orient comme LA plante envoyée par les dieux pour aider les hommes depuis leur création » (1). Des millénaires… Sept, cinq, trois, l’on ne sait pas exactement au juste ; cependant, à travers ce portail temporel, une constante se dégage : bien que sa zone d’occupation englobe une large partie du Sud-Est asiatique, les différentes langues parlées sur ce vaste territoire désignent à peu près toutes la même chose : à propos du ginseng, il est question de « plante racine » (gen-chen), de « racine de l’homme » (jinchen, jen sen), d’« homme racine » (gin-tzaenn), de « corps de l’homme » (jen chen), etc., enfin une histoire radiculaire et humaine qui cherche à mettre en évidence l’anthropomorphisme frappant de cette plante, à moins que cela ne soit un clin d’œil plus subtil à son statut de panacée (voilà, le grand mot est lancé !) « Émanant de la gloire céleste, elle a absorbé l’essence terrestre peu à peu, elle a pris une forme humaine » (2). Ce gnome végétal, cet homoncule ayant capté les énergies telluriques est, quelle que soit la date à laquelle remonte sa première utilisation, considéré comme une panacée (de la déesse Panakeia, fille d’Asclépios dieu de la médecine, qui donnera ultérieurement l’appellation scientifique du ginseng, Panax), soit la plus prestigieuse espèce végétale de la pharmacopée chinoise (entre autres) dont l’un des plus anciens traités, le Pen Ts’ao, dit ceci : « On utilise le ginseng pour restaurer les cinq organes vitaux [nda : c’est-à-dire poumons, rate/pancréas, cœur, foie et reins], pour harmoniser les énergies, pour calmer l’esprit, faire briller les yeux, ouvrir les vaisseaux du cœur, éclaircir les pensées, fortifier le corps et prolonger la vie ». Cet éloge rendu à « l’esprit pur de la terre », au « roi des plantes », est-il mérité ou n’est-il que l’émanation d’esprits superstitieux ? Nous aurons l’occasion de le démontrer au fur et à mesure de l’avancement de cette étude.

Le ginseng est, à l’état sauvage, une plante mystérieuse vivant dans des zones montagneuses densément boisées et difficilement accessibles, sans compter que ses feuilles caduques en masquent la présence durant plusieurs mois dans l’année. Gageons que sa récolte dans la nature même ne devait pas être de tout repos, et face à une demande accrue, il fallut bien en passer par la culture de cette plante fragile et capricieuse, mais vu les bienfaits qu’elle procure, elle peut exiger en retour une kyrielle de soins nécessaires à son bon développement. La mise en culture du ginseng fut aussi l’occasion de réduire considérablement le prix de revient, car durant longtemps une racine de ginseng sauvage se négociait bien plus chèrement que l’or. Les premiers essais de culture semblent remonter au XII ème siècle en Corée sous la dynastie Goryeo (qui donnera plus tard son nom au pays) et se déroulèrent tout d’abord en sous-bois avant qu’on élabore bien plus tard (XVIII ème siècle) des plantations de ginseng en plein champ, les pieds étant abrités de l’ardeur du soleil par des toiles et des abris de paille.

La première introduction européenne du ginseng tient de l’anecdote : le navigateur d’origine maure Ibn Cordoba en rapporta en Espagne au IX ème siècle, mais cela ne fut guère suivi d’effets, puisqu’il faudra attendre le XIII ème siècle pour qu’on reparle de nouveau de lui : c’est, du moins, ce que fera Marco Polo dans son Livre des merveilles (1298), sans pour autant ramener quoi que ce soit en Europe. Il faudra patienter jusqu’au début du XVII ème siècle pour que l’Europe daigne enfin prêter un peu d’attention à cette racine que l’on voit être importée de plus en plus. Par exemple, le marchand hollandais Hendrick Hamel relate l’existence de cultures très étendues en Corée au XVII ème siècle, un siècle où on l’étudie sous le prisme européen, comme le fera l’Académie des sciences de Paris en 1697 sur les réputées propriétés aphrodisiaques du ginseng (3), là où d’autres se gausseront de l’enthousiasme naissant que l’on éprouve pour cette racine : le médecin et biologiste italien Francesco Redi (1626-1697) est l’un d’eux : rapportant la grande estime qu’ont les Chinois pour le ginseng, il s’étonne de ce que leurs textes soient « truffés d’histoires fantaisistes et que l’on ne peut pas comprendre comment des gens sérieux peuvent croire à de semblables balivernes » (4). Il le dit lui-même : il ne peut comprendre. Comment donc l’esprit occidental de Francesco Redi aurait-il pu résister face à une telle hiérophanie inscrite dans une terre et un temps autres que les siens ? « Cette même crainte ou cette même réserve timorée, explique Mircea Eliade, existe en regard de tout ce qui est étranger, étrange, nouveau – car de telles présences surprenantes sont les signes d’une force qui, quoique vénérable, peut être dangereuse » (5), car elle modifie nécessairement notre rapport au monde, ce que certains, dont Redi, ne sont pas prêts de comprendre et d’accepter. Cependant, au tournant du siècle, des esprits ouverts sauront s’affranchir de cette crainte.

Les grands voyageurs que furent les jésuites se rendirent en Chine dans les premières années du XVIII ème siècle. Parmi eux, le père Jartoux fut chargé par l’empereur Lang-Hi d’établir une carte de la Tartarie, c’est-à-dire une vaste zone comprenant aujourd’hui la Mandchourie, la Mongolie, le Turkestan, la Sibérie et le Tibet. En 1709, le père Jartoux pénétra en des régions où encore aucun européen n’avait mis les pieds avant lui. Son guide, le voyant exténué, lui offrit une racine de ginseng à mâcher : en moins d’une heure sa fatigue se dissipa et il retrouva tout son entrain. Adepte de l’étude des plantes médicinales indigènes, le père Jartoux rédigera une monographie portant sur cette plante, qu’il expédiera dans une lettre datée du 12 avril 1711 à la Royal Society de Londres, dans laquelle il écrit que « ‘ce qui est certain, c’est qu’elle subtilise le sang, qu’elle le met en mouvement, qu’elle l’échauffe, qu’elle aide à la digestion et qu’elle fortifie d’une manière sensible’. Et il conclut en disant que la drogue produit les meilleurs résultats en tant que tonique et comme excitant » (6), une propriété que le roi Louis XIV, alors au déclin de sa vie, eut l’occasion de tester après que le souverain du Siam lui offrit en 1713 une racine de ginseng soi-disant âgée de 300 ans (voire même 400 !) qui le fit « rajeunir » de 20 ans et lui permit « d’honorer convenablement les femmes qui partageaient sa couche » (7).
Pendant ce temps, de l’autre côté de l’océan Atlantique… Un autre jésuite, le père Lafitau, ayant pris connaissance des travaux du père Jartoux, eut l’initiative heureuse de montrer une reproduction du ginseng aux tribus amérindiennes de l’est du Canada, autochtones qui reconnurent la plante, les Cherokee la surnommant « petit homme » (!). Le ginseng américain (Panax quinquefolius) fut, pour le père Lafitau, l’occasion de rédiger un Mémoire concernant la précieuse plante du ginseng de Tartarie découverte au Canada en 1718, sans savoir qu’un médecin québécois du nom de Sarrasin avait déjà publié un descriptif de cette plante dès 1704. A l’époque, l’on pensait encore qu’il existait deux ginsengs, l’un asiatique, l’autre américain, distinction qui n’a plus cours aujourd’hui. Il n’en reste pas moins qu’il va se dérouler, entre l’Asie et l’Amérique du Nord, un bien curieux manège : dès le début du XIX ème siècle, on cultive en grand le ginseng en Russie, en Chine, en Corée, au Japon, etc., afin de pallier la rareté du ginseng sauvage et de satisfaire une consommation toujours grandissante. En Amérique, le ginseng, présent du Québec à la Floride, connut le même sort que son homologue asiatique : il fut pratiquement éradiqué sous sa forme sauvage, ce qui poussa les Canadiens et les Américains a en établir eux aussi la culture aux alentours des années 1870. Cette culture devait permettre de diminuer le nombre d’années d’attente avant arrachage « pour obtenir des racines de bonnes dimensions et bien pourvues en principes actifs » (8). Mais l’autre raison, c’est que la production asiatique devenait insuffisante ; on en produisit donc « par culture un fort tonnage, pour la plus grande partie exporté en Chine et dans le reste de l’Asie d’où une bonne quantité revient en Amérique sous le label de… ‘ginseng de Corée’ ! » (9).

L’aventure du ginseng ne s’arrête pas là, puisque dans l’immédiat après-guerre, les Russes travaillèrent sur cette précieuse racine. L’un d’eux, Nicolaï Lazarev, devra même créer un mot – adaptogène – en 1947, pour associer le ginseng à sa faculté de lutter contre la fatigue et d’augmenter les performances comme celles des athlètes par exemple, de minimiser le stress des cosmonautes qui en emportèrent dans l’espace, mais également dans des buts bien moins nobles : aider à supporter la faim, des températures extrêmes, dont pâtirent nombre de personnes soumises à d’intenses efforts physiques comme les mineurs soviétiques pour ne citer qu’eux. Chinois, Japonais et Coréens emboîtèrent le pas aux Soviétiques et confirmèrent les effets adaptogènes du ginseng. Et, dans ces temps-là, soit la période des années 1950-1970, ceux qui oseront se pencher sur le cas du ginseng ne seront pas au bout de leur peine. Même après, le ginseng ne se laissera pas inféoder et ne portera en aucun cas une seule et unique bannière, car il est partout à la fois, là où on ne l’attend pas toujours, ce qui est chose fort déroutante pour les esprits scientifiques dont on peut se demander si certains d’entre eux n’ont pas mal dit du ginseng simplement parce qu’il leur était insaisissable. Comme l’explique le docteur en pharmacie Jean-Marie Pelt, « c’est bien cette difficulté de mettre en évidence une action qui s’imposerait et dominerait toutes les autres qui heurte notre rationalité occidentale. ‘Terribles simplificateurs’, disait Talleyrand, il nous faut une action par molécule ! […] Nous aimerions tant qu’une molécule atteste de son efficacité en agissant sur un récepteur spécifique et lui seul ! Ce qui, eu égard à l’extrême complexité du vivant ne se produit en fait jamais [… ] Le ginseng illustre le cas de figure […] où aucune substance ne peut justifier et expliquer à elle seule l’action globale de la plante » (10).

Le ginseng est donc originaire de deux territoires distants l’un de l’autre de milliers de kilomètres, comme si une graine primordiale avait donné naissance à deux embryons, chacun accouchant d’une plante distincte, ce que, dans les faits, le ginseng est tout à fait capable, réussissant là une prouesse très rare dans le monde végétal, chose qui prouve – comme si besoin était encore de le démontrer – que le ginseng est un sacré phénomène ! Ces graines, dont la germination peut prendre 18 à 24 mois (le ginseng n’est peut-être pas une plante de longue vie, mais c’est une plante de longue attente), se nichent au nombre de deux à trois dans une drupe rouge vif, fruit d’une ombelle de fleurs vert pâle insignifiantes qui ne fleurissent qu’au bout de quatre ans (l’attente, encore !…). Cette hampe florale est enserrée par des feuilles formées de cinq folioles doublement dentées. Tout cela fait que le ginseng peut atteindre une taille d’environ 80 cm de hauteur, qui égale dans le meilleur des cas celle de sa racine pouvant mesurer de 5 à 10 cm de diamètre à sa base. Charnue, blanchâtre, plus ou moins volumineuse, elle possède la particularité de prendre une ride au collet par année de croissance, à l’image d’une corne de chèvre. Sa culture exige de la patience (faire pousser et grandir une mandragore, c’est de la binette à côté). Labourages nombreux, protection face aux parasites, abris sous paille, pincement des bourgeons à l’âge de trois ans, sont autant de soins que nécessite le ginseng afin de produire une racine qu’on n’arrachera pas avant un certain nombre d’années (selon les sources, cela va de 6 à 10 ans). L’arrachage en lui-même est fastidieux. Autrefois, il était interdit de déchausser cette racine avec des instruments en fer, nécessité était faite également de ne pas endommager les radicelles, etc. Tout cela représentait donc un véritable sacerdoce. Comme si cela ne suffisait pas, le ginseng qui exige un terrain extrêmement riche à sa croissance, épuise non seulement la terre, mais y instille des substances toxiques rendant le terrain inutilisable durant plusieurs années, dix parfois, ce qui oblige à pratiquer l’assolement. Il force donc au respect ceux qui le cultivent. Toujours cette question de soins, de patience, de temps… qui s’applique d’autant plus au ginseng sauvage. En Chine, les bienheureux qui parviennent à dénicher un pied de cette plante dans son habitat naturel, le camouflent, le chérissent comme la prunelle de leurs yeux et peuvent patienter jusqu’à 25 ans avant de l’arracher et d’en vendre la racine à des prix qui feraient pâlir n’importe quel petit dealer de shit venu : aux USA, des racines de 25 à 35 ans d’âge peuvent se négocier 15000 € pièce, état de fait qui s’explique par la modeste production annuelle de ginseng sauvage (quelques dizaines de kilogrammes seulement contre plusieurs tonnes dans le mode cultivé).

Le ginseng en phytothérapie

On a beau eu tourner et retourner dans tous les sens la racine du ginseng depuis plus de 50 ans, celle-ci semble inépuisable et recèle encore bien des mystères. Vu ce que nous avons dit d’elle plus haut, comprenons et acceptons qu’elle ne délivre qu’au compte-goutte les secrets dont elle est encore nimbée. Ceci dit, la science moderne a déterminé dans cette racine la présence de substances anodines telles que l’amidon, des résines, d’autres qui le sont moins : acides aminés (arginine, théanine), vitamines (B2, C, D, E), une essence aromatique, des phytostérols, des saponines (formées d’un groupe de 15 à 30 ginsénosides), enfin des polysaccharides (panaxanes et quinquéfolianes). En tout, l’on dénombre plus de 150 principes plus ou moins actifs au cœur de cette racine, et il y a fort à parier qu’il en existe bien davantage encore.
Seule la racine est exploitée en phytothérapie : l’on trouve le ginseng blanc dont la racine est simplement séchée et le ginseng rouge que l’on faisait fumer durant une dizaine de jours, et que l’on étuve aujourd’hui, procédé faisant subir aux racines une stérilisation par la vapeur d’eau, ce qui leur confère une couleur rouge, une texture transparente et cassante. Bien sûr, la qualité pharmaceutique d’une racine de ginseng dépend de la variété, de paramètres écologiques et commerciaux. C’est pourquoi en Europe occidentale les préparations pharmaceutiques sont standardisées au même titre que les huiles essentielles dont les analyses par chromatographie en phase gazeuse en assurent la viabilité et subséquemment l’autorisation de mise sur le marché.

Propriétés thérapeutiques

  • Stimulant du système nerveux central et du cortex, adaptogène psychique et physique
  • Stimulant lymphatique et sanguin (augmente la quantité d’hémoglobine et le nombre de globules rouges), tonicardiaque, abaisse le rythme cardiaque
  • Immunostimulant, fortifiant, reconstituant, revitalisant
  • Apéritif, digestif, stomachique, stimulant et détoxiquant hépatique
  • Diurétique, dépuratif, abaisse le taux de cholestérol sanguin
  • Fébrifuge, régulateur de la température corporelle
  • Sédatif, inducteur du sommeil
  • Antalgique
  • Tonique pulmonaire
  • Aphrodisiaque féminin et masculin (certains auteurs ne le considèrent que d’un strict point de vue masculin), favorise la spermatogenèse (11)

Usages thérapeutiques

  • Amélioration des performances intellectuelles et physiques, tension mentale, pression physique, résistance au stress (12), amélioration de l’apprentissage des réflexes conditionnés, amélioration de la rapidité d’adaptation de la vision nocturne, amélioration de la mémorisation, fatigue physique et nerveuse, asthénie, anémie, fatigue après maladie infectieuse, fatigue post-opératoire, convalescence, épuisement, déprime, dépression, insomnie, autres troubles du sommeil
  • Troubles de la sphère pulmonaire : affections et infections respiratoires, adjuvant utile dans la tuberculose
  • Troubles de la sphère gastro-intestinale : inappétence, atonie gastrique, colite
  • Troubles cardiovasculaires : artériosclérose
  • Troubles de la sphère sexuelle : impuissance, frigidité, stérilité
  • Diabète (le ginseng est intéressant pour les diabétiques et les pré-diabétiques car il possède la vertu de faire baisser le taux de sucre contenu dans le sang après un repas)
  • Affections fébriles
  • Maux de tête
  • Rhumatismes
  • Sénescence, tremblements séniles
  • Contrecarrer les effets de l’alcool, des barbituriques, etc.

Modes d’emploi

  • Racine fraîche (pour les plus chanceux ; en Chine, on la râpe comme du gingembre et on s’en administre une petite dose quotidiennement)
  • Racine sèche (blanche ou rouge) en infusion ou en décoction, en gélule de poudre
  • Teinture-mère
  • Macération alcoolique et vineuse de racine sèche

Précautions d’emploi, contre-indications, autres informations

  • Bien que le ginseng soit sans réelle toxicité ni phénomène d’accoutumance, il est cependant susceptible de provoquer quelques effets fâcheux en cas d’usage abusif : insomnie, nervosité, hypertension, douleurs. C’est une plante réservée à l’adulte qui ne doit pas être administrée durant la grossesse. La racine de ginseng doit être l’objet d’un usage modéré sur une période assez courte (un à trois mois, mais jamais en deçà sans quoi les effets peinent à se faire sentir).
  • Le ginseng est associable au gingembre, mais également à l’éleuthérocoque (Eleutherococcus senticosus) que, parfois, ce dernier remplace, certains thérapeutes considérant le ginseng cultivé comme bien inférieur en qualité au ginseng sauvage.
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    1. Michelle Bilimoff, Les plantes, les hommes et les dieux, p. 61.
    2. D’après Tchang Ying-Ngân cité par Hettie-Henriette Védrine, Sortilège et magie des simples, p. 68.
    3. Une recherche toute à l’honneur de l’Académie des sciences car, comme le fait remarquer Jean-Marie Pelt, ce style d’études est rare et singulièrement discret. Quelle frigidité tout de même !
    4. La garance voyageuse, n° 89, p. 42. A propos de « baliverne », il est question de cette capacité qu’aurait le ginseng de prolonger la vie, testée par des personnages comme Mao Zedong, Henri Kissinger, le président philippin Marcos, le maréchal Tito, Bruce Lee et d’autres encore. Aujourd’hui battue en brèche, peut-être que cette propriété était d’actualité en un temps reculé où l’espérance de vie était probablement très différente de ce qu’elle est actuellement dans les pays occidentaux… En tout état de cause, des études menées en Chine, ainsi qu’en ex URSS dans les années 1960-1970 ont démontré que le ginseng est capable de prolonger la vie de cellules irradiées. Ceci dit, « jusqu’à présent, aucune expérimentation clinique n’a pu naturellement démontrer que le ginseng prolonge la vie », Jean-Marie Pelt, Les nouveaux remèdes naturels, p. 63.
    5. Mircea Eliade, Traité d’histoire des religions, p. 35.
    6. Jacques Brosse, La magie des plantes, p. 288.
    7. Jean-Marie Pelt, Les nouveaux remèdes naturels, p. 55.
    8. Jacques Brosse, La magie des plantes, p. 288.
    9. Petit Larousse des plantes médicinales, p. 329.
    10. Jean-Marie Pelt, Les nouveaux remèdes naturels, pp. 62-63.
    11. La racine de ginseng « aurait ainsi des effets positifs sur la libido, l’érection, la fertilité (quantité et qualité du sperme) et même sur l’orgasme […] Elle favorise notamment la vasodilatation et la relaxation des corps caverneux » (Le guide santé par les plantes, hors-série n° 2, septembre 2014, p. 50).
    12. « Les ginsénosides modulent la réponse de l’axe cortico-surrénalien face à ce stress. Ils ralentissent la sécrétion de cortisol et, indirectement, améliorent les échanges énergétiques, favorisent l’oxygénation des cellules, activent le système immunitaire et limitent la sécrétion de catécholamines comme l’adrénaline » (Christine Cieur, pharmacienne, citée par Le guide santé par les plantes, hors-série n° 2, septembre 2014, p. 75).

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