L’euphorbe épurge (Euphorbia lathyris)

Synonymes : grande ésule, purge, tire-fort, petite catapuce, euphorbe catapuce, triette, catherinette, ginousèle, euphorbe lathyrienne, tithymale épurge…

Il y a fort longtemps – cela est rapporté par Hippocrate –, l’empoisonnement à l’épurge existait déjà, événement s’inscrivant sous le double signe suivant : la présence de cette euphorbe sur le pourtour méditerranéen d’une part, d’autre part l’emploi médicinal de celle qu’on n’appelait pas encore euphorbe épurge mais lathuris, plante inscrite dans le groupe des tithumallos, un mot composé signifiant « tendre mamelle », en raison du suc laiteux (qu’à bon droit l’on a nommé latex) qui s’écoule de ces plantes à la moindre cassure, ce qui est le cas de toutes les euphorbes, mais également de ces Papavéracées telles que pavot, coquelicot ou encore chélidoine, ou bien Astéracées, pissenlit et laitue pour n’en citer que quelques unes. L’écarlate ponceau portait-il le nom de tithymale durant l’Antiquité ? Non, malgré ses qualités lactescentes évidentes. En revanche, cette autre « herba lactaria » telle que l’appelait Pline, portait aussi le nom « magique », en tout cas occulte, de astêr apo kephalês, se traduisant par « étoile séparée de la tête », ce qui complique notre affaire d’identification. A tout le moins, pouvons-nous dire que le mot tithymale concernait un nombre réduit d’euphorbes, au moins sept ai-je lu quelque part, parmi lesquelles, outre l’épurge, l’on trouvait l’hêlioskopios, plante connue de Dioscoride et de Pline, ainsi nommée parce qu’elle tourne ses inflorescences au fur et à mesure que progresse le soleil dans le ciel. Un peu à la manière du tournesol et de la chicorée, en somme. Bref. Il n’en reste pas moins que grâce à cette signature, l’Euphorbia helioscopia fut consacrée au Soleil selon l’astrologie botanique de l’Antiquité grecque qui ajoute pour preuves supplémentaires ses fleurs jaunes, ses ombelles à rayons, la causticité de son latex issu d’une plante vésicante, « d’une nature si chaude, qu’appliqué tel que sur un point quelconque du corps, il produit, nous indique Pline, des ampoules comme celles que détermine le feu et qu’on l’utilise comme caustique ». D’où les précautions envisagées par Pline et Dioscoride vis-à-vis des yeux, partie du corps gouvernée par le Soleil, ce qui rattache, s’il était besoin, cette euphorbe à l’astre diurne dont la soi-disant implication amena nos antiques astrologues à affirmer que cette euphorbe était utile à chaque fois qu’il était besoin de découvrir richesses et trésors, de se rendre plus affable auprès des têtes couronnées et des grands de ce monde (parce qu’ils rayonnent), de se faire respecter des gens « patibulaires », etc. D’ailleurs, Pline nous offre une belle anecdote concernant l’un de ces principaux points : « On dit que si l’on écrit sur le corps avec le lait de cette plante, et qu’une fois sec, on le saupoudre de cendres, les caractères sacrés apparaissent aussitôt, et que certains amants ont préféré correspondre ainsi avec leur maîtresse plutôt qu’au moyen de billets. » Par « caractères sacrés », il est possible d’entendre « hiero-glyphe », non seulement sacrés, mais cachés ; cependant, n’allons pas trop loin en conjectures, « cette plante possède ces vertus sans que rien n’en arrête l’efficacité », nous dit-on en guise de conclusion. On comprend pourquoi, dans ces conditions, l’ensemble de ces considérations astrologiques, ces rituels médico-magiques furent moqués par les hommes de lettres de l’Antiquité, Aristophane le premier, par exemple.
D’autres auteurs comme Serenus Sammonicus, considèrent l’euphorbe comme une plante bonne à faire face à la léthargie, ce qui fit dire à d’autres qu’elle avait forcément quelque utilité comme plante de Mars, planète dont le caractère bouillonnant et vitupérant n’est plus à prouver, régissant tant le fougueux Bélier que l’incisif Scorpion. Ce qu’on comprend moins, c’est que certains aient vu en l’euphorbe une plante de la constellation du Verseau (signe zodiacal régi par Saturne et Uranus, pour rappel) : « Les plantes signées par le Verseau sont modérément chaudes et humides ; elles sont également aériennes ; et très souvent aromatiques ; elles prennent la forme des jambes ; parfum, l’euphorbe » (1). Parfum, l’euphorbe ?!!! J’espère qu’il ne s’agit pas du même que celui que propose Jean-Baptiste Porta « pour faire arriver la mort au moyen de fermentation », proposant une recette à base de crapaud, de vipère aspic et d’euphorbe ! Ah, ah ! Personnellement, en tant que Verseau, je préfère le patchouli, dieu merci, un aveu que je ne devrais peut-être pas faire, mais – oups ! – trop tard. Je le fais néanmoins, car il me permet de poursuivre la ligne sinueuse de mon propos : le patchouli, tout habillé d’une opulente et charnelle énergie, nous renvoie, non plus au Verseau mais à Mars. Libellé dans le Petit Albert, cet étrange opuscule offre au creux de ses pages souvent hardies un « parfum pour le mardi, sous les auspices de Mars », contenant non seulement de la racine d’hellébore et de la fleur de soufre, mais également de l’euphorbe. C’est (bon sang, ça doit cocoter un truc pareil !) pourquoi l’euphorbe est une plante chaude, non seulement parce qu’elle est solaire, mais sexuelle parce qu’elle est piquante. C’est ainsi que Pline l’ancien nous explique que « ceux qui ont sur eux de la moelle de branche d’euphorbe deviennent plus enclins à faire l’amour ». Ce qui peut s’expliquer par le fait que le latex ne rappelle pas que le lait, mais aussi le sperme et qu’on utilisait effectivement une euphorbe (Euphorbia apios) connue sous le nom d’Ischas lors de rituels compliqués permettant de ranimer Éros. L’on peut dire ce qu’on veut d’une plante. Pour diverses raisons. Rappelons-nous les légendes pompeuses et pompantes au sujet de tel ou tel qui aurait découvert les vertus de tel ou tel végétal. Je préfère de très loin les Métamorphoses d’Ovide à ces contes à dormir debout qui ne semblent pas avoir autre fonction que d’asseoir peut-être davantage la place d’un souverain comme ce soi-disant Juba, roi de Mauritanie (ou de Libye, on ne sait pas très bien) qui, selon Pline, nomma, du nom de son médecin Euphorbe (frère de Musa, médecin d’Auguste), une plante qu’il aurait découvert dans les chaînes de l’Atlas… Une anecdote assez creuse en soi et qui n’apporte finalement pas grand-chose. Pas de quoi se faire mousser, donc, au contraire de ce qui se passait en Mongolie ainsi qu’en Sibérie où, au moins, une sorte d’euphorbe faisait partie de la pharmacopée utilisée par les chamans : ainsi récoltaient-ils la racine de cette euphorbe, qu’ils séchaient et broyaient afin de pouvoir la conserver. Elle se destinait à une personne mordue non par l’amour mais par un animal ayant la rage : « lorsqu’on la coupe, un latex blanc, d’apparence semblable à la bave mousseuse caractérisant la rage, s’en écoule » (2). « Sa liqueur a vertu d’échauffer », disait Dioscoride, au risque de raconter n’importe quoi, ce qui ressort nettement au chapitre 88 du livre III de la Materia medica : « Ointe, elle résout les cataractes des yeux (?!!!). Bue, elle rend l’homme enflammé l’espace d’une journée, et à cette occasion, au moyen de son acuité, on doit l’incorporer à du miel ». A l’emplâtre de Vigo et le sirop contre la fièvre « cotédiane » de Platearius (à base d’arroche, de racine de rave et d’euphorbe), l’on peut opposer ce que préconisait Actuarius en 1539, c’est-à-dire la mastication des graines d’épurge (jusqu’à vingt parfois !) pour obtenir une purgation suffisante, et de Matthiole qui témoignait de l’importante fréquence de l’épurge sur le bord des chemins de la campagne toscane, recommandant cette plante comme purgatif en cas d’empoisonnement. Sage conseil quand l’épurge n’intoxiquait pas elle-même, ce qu’Hildegarde ne manque pas de remarquer, elle qui, il y a huit siècles, distinguait bien l’euphorbe épurge (Springwurtz) d’une autre épurge qu’elle nomme Wulfesmilch en allemand. L’abbesse a bien conscience du caractère dangereux, ardent et brutal du suc de ces deux euphorbes ; elle n’en recommande pas moins quelques usages très circonstanciés cependant. De l’une, « on en ajoute parfois à certaines potions contre les maux d’estomac » (3), de l’autre on peut faire emploi lorsqu’une purgation légère est souhaitable. A cela, elle ajoute que l’euphorbe (laquelle ? on ne sait..) est bonne pour « diminuer les humeurs superflues et empoisonnées » (4), ce qui rappelle quelque peu Matthiole, et « le mal qui s’en prend aux membres, les ronge et les dévore » (5). Feu Saint-Antoine ?

Rapprochons-nous, voulez-vous, d’une période moins lointaine et plus facilement interprétable dans les diverses émanations qui en proviennent : un crapaud coassant dans un puits ou auprès d’un marigot n’apporte pas, à nos oreilles, les mêmes sonorités. C’est Cazin que je désigne comme dernier intervenant de cette ci-présente partie. Que dit-il, l’aimable médecin boulonnais ? Ceci : « L’épurge est un purgatif drastique des plus violents. La semence de cette plante n’est pas moins d’un emploi tout à fait vulgaire [nda : par vulgaire, entendre commun] dans nos campagnes. On en avale six à douze graines pour produire un effet purgatif suffisant » (6). Que dire ? Cela doit-il mettre en exergue l’indigence dans laquelle grande partie de la population des campagnes françaises se trouvait encore au XIX ème siècle, ou plutôt la robustesse, bien plus grande que la nôtre, de ceux qui furent nos ancêtres ? Hum… Habiter la campagne, contrairement à ce que pensent ceux qui portent plainte contre le cri de la grenouille ou la sonnaille de la vache, est-ce bien le signe d’une indigence, même lorsqu’on est un cultivateur du milieu du XIX ème siècle ? C’est sans doute ce qu’imagine cette cocotte de citadin poudré, pestant quand il met le pied dans la crotte. Pourquoi donc ce que certains considèrent comme un manque de confort et de commodités – lequel réside dans l’essentiel débarrassé du superflu – serait, non pas une marque de pauvreté, mais un mieux-être vers lequel tendre ? Quand j’étais petit et que je passais mes vacances d’été chez mes grands-parents maternels, je dormais dans la même chambre qu’eux, sur un lit de fortune, déplié pour l’occasion. Dans cette chambre, il n’y avait aucun système de chauffage, et ce en hiver également, hormis la brique chaude au fond du lit et, au cœur, la sensation profonde – sans doute suscitée par l’épais et moelleux édredon – d’être au monde, très simplement. Il est bien possible qu’autrefois la « pauvreté » des moyens ait été concomitante à la robustesse de nos aïeuls : aujourd’hui, certains en font des tonnes pour se préserver de ceci ou de cela, et tout cela pour arriver, finalement, dans un état déplorable à un âge où d’autres parvenaient sans pour autant prodiguer autant de vains et pernicieux efforts…

L’euphorbe épurge, magnifiquement représentée dans les Grandes heures d’Anne de Bretagne, « se reconnaît entre toutes les euphorbes à l’aspect très spécial que lui confèrent ses feuilles disposées par paires régulièrement en croix, l’une par rapport à la suivante, d’un vert bleuâtre foncé, sans dents et sans poils, à une seule nervure » (7). L’épurge, surtout lorsqu’elle est en fleur (mai-juillet), est sans doute l’une de nos plus belles euphorbes indigènes. Haute d’un mètre sinon plus, cette grande plante bisannuelle à la tige centrale épaisse se dresse face au soleil, le long des grands axes ou des plus petits chemins, sur les terrains sablonneux et/ou boisés, d’une grande partie de l’Europe, de l’Afrique et de l’Asie.

L’euphorbe épurge en phytothérapie

L’huile d’euphorbe, déjà présente dans les apothicaireries du temps de Louis XIV, ne dira peut-être rien au premier venu contrairement à l’huile de ricin, bien que ces deux huiles aient en commun d’être purgatives. Cette communauté dans l’action est remarquable dans le sens de leur appellation respective : du grec katapotion (« médicament avalé sans être mâché », « pilule »), on a forgé le curieux nom français de catapuce. L’on a distingué la catapuce majeure – le ricin – de la mineure, c’est-à-dire l’épurge. C’était là une façon de marquer la moindre estime qu’on avait pour l’épurge au profit du ricin qui remplacera, avec son arrivée sur le « marché » pharmaceutique, l’épurge dans le courant des années 1760, alors qu’avant cette date (1764 exactement), l’huile d’épurge était le purgatif le plus employé en France. Après cela, l’huile d’épurge, bien moins plébiscitée, demeura assez active au niveau de la pharmacopée de campagne où les médecins ruraux en faisaient encore usage. Mais on ne peut effectivement pas dire qu’elle ait déchaînée les passions des chimistes durant l’ensemble du XIX ème siècle : c’est pour cette raison qu’on en sait assez peu à son sujet. On peut néanmoins affirmer que les graines de l’euphorbe épurge, contenant 40 à 50 % d’huile végétale, sont l’objet d’une expression, soit mécaniquement, soit par solvants (alcool, éther). De couleur jaune plus ou moins brunâtre, cette huile contient des triglycérides des acides palmitique, oléique et stéarique, une résine de couleur brune d’odeur désagréable et de saveur âcre et une toxalbumine proche de la ricine, ce en quoi ricin et épurge s’apparentent une fois de plus. La plante, en tant que tel, contient aussi une grande quantité de tanin, de la gomme, une essence aromatique, une saponine, des acides (gallique, malique et racémique).
Quant au latex, dont la proportion est variable d’une euphorbe à l’autre, en fonction du lieu, de la saison, de l’âge de la plante, etc., c’est, comme nous l’avons dit, une substance plus qu’irritante mais également cancérigène en raison des esters de phorbol qu’elle contient. Ce suc, de nature gommo-résineuse, n’est donc pas à prendre à la légère car, nous explique Cazin, « la dégustation de la plante cause un sentiment d’ardeur qui se répand dans toutes les parties de la bouche et dans la gorge » (8). Appréciez le « dégustation » ^_^

Propriétés thérapeutiques

  • Éméto-cathartique (= vomitive drastique), purgative, purgative drastique
  • Rubéfiante, vésicante, caustique
  • Hydragogue
  • Sternutatoire

Usages thérapeutiques

  • Troubles de la sphère respiratoire : bronchite, coqueluche
  • Troubles locomoteurs : sciatique, paralysie, rhumatismes
  • Troubles de la sphère vésico-rénale : hydropisie, albuminurie chronique
  • Troubles de la sphère gastro-intestinale : constipation, constipation opiniâtre
  • Affections cutanées : psoriasis, érysipèle, verrue, teigne
  • Douleur dentaire
  • Ictère chronique

Modes d’emploi

Autant dire qu’aujourd’hui, ils se font rares ; hormis l’approche homéopathique, on ne compte plus guère d’officines qui délivrent, comme autrefois, de l’huile d’épurge, non plus que les multiples compositions magistrales de l’ancienne pharmacopée, inusitées à ce jour, bien entendu. Remémorons néanmoins quelques uns de ces antiques modes d’emploi :

  • Graines à mâcher (= « catapuce », autrement dit ; chaque graine représente une « pilule »). On s’adaptait alors à la nature du patient :
    – pour un sujet très robuste : six à douze graines à mâcher ;
    – pour un sujet tout juste robuste : la même quantité, simplement concassée ;
    – pour un sujet sensible : la même quantité, en émulsion dans un jaune d’œuf allongé d’eau.
  • Suc frais (en externe).
  • Huile d’épurge (en interne (9), en externe pour friction).
  • Infusion à froid de feuilles fraîches.

Précautions d’emploi, contre-indications, autres informations

  • Récolte : les feuilles se cueillent à l’été et se sèchent avec le même soin que l’on prodigue aux succulentes ; quant aux semences, on les ramasse à maturité parfaite.
  • Toxicité : elle est relative et dépend essentiellement de la nature des parties de la plante considérées : huile et feuilles sont « problématiques », racine et écorce le sont beaucoup moins, sans doute parce qu’elles sont moins actives. Tout d’abord, l’huile d’épurge, qui est de délicate conservation, peut finir par rancir, se troubler, devenir piquante. Elle peut, alors, provoquer des coliques. Mais ce en quoi l’on met véritablement en garde dès lors qu’on aborde une euphorbe ou l’autre, c’est leur gomme résine lactescente, autrement dit leur latex dont la causticité enflamme non seulement la peau (boutons, vésicules, cloques, œdèmes, quelques fois lésions tissulaires profondes), mais également l’ensemble du tube digestif en cas d’ingestion, des muqueuses buccales jusqu’à l’anus pour le moins, qui se trouvent alors violemment enflammées, sans compter d’autres manifestations pour le moins douloureuses : vomissements, diarrhée, diarrhée rebelle, superpurgation, selles sanglantes, spasmes gastro-intestinaux, etc. A cela, ajoutons vertige, délire, convulsions, défaillance du pouls, troubles circulatoires, décès (par excès d’inflammation ou par épuisement)… Par inadvertance, il est aussi possible que ce latex soit projeté dans les yeux, ce qui peut mener à une brûlure et/ou une érosion de la cornée, une conjonctivite, une kératite, une baisse de l’acuité visuelle, voire même la cécité. Se frotter simplement les yeux après manipulation d’une euphorbe peut causer une brûlure irritative pouvant perdurer des heures… A travers une pratique médicinale, il faudra se tourner vers des substances moins violentes que l’épurge, laquelle doit être reconsidérée dès lors que préexiste une irritation intestinale. Ainsi, l’on pourra procéder à une substitution par le nerprun, la bryone, la gratiole, etc. Pour adoucir le caractère agressif des feuilles d’euphorbe épurge, mieux vaut les faire sécher et les laisser à l’air libre durant plusieurs mois d’affilée. Dans ces conditions, elles jouent le rôle d’émétique et de purgatif plus doux qu’à l’état frais. Il en va de même des capsules contenant les graines de l’euphorbe épurge : en Europe centrale, elles furent torréfiées comme un ersatz de café durant la Première Guerre mondiale : certains s’en épouvantèrent, d’autres s’en esbaudirent, mais tous devaient ignorer que la torréfaction efface de beaucoup la virulence agressive de l’épurge.
  • Autres espèces : on en compte de fort connues comme l’euphorbe réveil-matin (un nom à coucher dehors ; E. helioscopia), la grande euphorbe (E. characias), l’euphorbe petit-cyprès (E. cyparissias). Ce ne sont là que les euphorbes les plus fréquemment citées par les ouvrages de phytothérapie et de botanique. Mais il en existe bien d’autres en France (E. peplus, E. dulcis, E. amygdaloïdes, E. esula, E. palustris…) comme en dehors : E. maculata (Amérique du Nord), E. atoto (Malaisie), E. pilulifera (Inde), E. pekinensis (Chine), etc.
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    1. Paul Sédir, Les plantes magiques, p. 49.
    2. Claudine Brelet, Médecines du monde, p. 102.
    3. Hildegarde de Bingen, Physica, p. 43.
    4. Ibid., p. 89.
    5. Ibid., p. 106.
    6. François-Joseph Cazin, Traité pratique et raisonné des plantes médicinales indigènes, p. 394.
    7. Paul-Victor Fournier, Dictionnaire des plantes médicinales et vénéneuses de France, p. 390.
    8. François-Joseph Cazin, Traité pratique et raisonné des plantes médicinales indigènes, p. 393.
    9. « L’huile d’épurge partage, avec un grand nombre de substances purgatives, la propriété de ne purger qu’autant qu’elle est administrée à faible dose. Dans ce cas, elle agit comme hyposthénisant entérique ; mais à haute dose, elle se montre un hyposthénisant vasculaire général » (François-Joseph Cazin, Traité pratique et raisonné des plantes médicinales indigènes, p. 395).

© Books of Dante – 2018