Le lamier blanc (Lamium album)

Synonymes : ortie blanche, ortie morte, ortie sourde, ortie folle, ortie des champs, fausse ortie, lamion, archangélique, marachemin, pied de poule.

Si l’ortie pique pour de vrai et inflige de brûlantes caresses, il n’en va pas de même du lamier. Entre les deux plantes, la ressemblance est avant tout visuelle. Si l’on trouve assez régulièrement l’un aux côtés de l’autre, ça n’est pas le fruit du pur hasard : le lamier semble trouver protection auprès des colonies urticantes. Il se mettrait, par le biais de ce stratagème, hors de portée de la dent avide des animaux herbivores. Cela accroît donc encore les risques de confusion. Ainsi a-t-on nommé le lamier par le nom d’ortie blanche en raison de la couleur de ses fleurs (celles des orties sont insignifiantes et verdâtres), d’ortie morte puisque non urticante, enfin fausse ortie pour montrer que personne n’est dupe : parce que si l’ortie est parée des attributs de Mars, l’apparence trompeuse du lamier ne peut en faire une plante d’Arès, bien au contraire, on lui associe plus communément la maîtresse du dieu de la guerre, à savoir Vénus. Sans doute parce qu’il est désarmé de l’agressivité de l’ortie, le lamier se rapproche davantage de ce que symbolise Vénus. Guy Fuinel écrivait que « le lamier, c’est du féminin en abondance, presque à l’excès, [il] nous invite à aimer, à aimer tendrement, délicieusement […] Le lamier blanc, n’a pas la puissance de feu de l’ortie, mais il a la permanence des braises, il a la radiance » (1). Mais lamier blanc et ortie sont deux espèces végétales botaniquement distinctes. L’ortie est incluse dans une famille qui porte bien son nom, les Urticacées (urticaire est un mot courant qui rappelle la filiation entre l’ortie et sa capacité à agacer la peau de ses piqûres si jamais on la frôle d’un peu trop près). Quant au mot lamier, il a permis de forger le nom de la famille botanique à laquelle il appartient, les Lamiacées, qu’on n’a pas toujours nommée ainsi, puisque autrefois on parlait de Labiées ou encore de Labiacées, termes depuis tombés en désuétude et remplacés par le mot Lamiacées dans le cours du XIX ème siècle. Étonnante métamorphose ! Alors que labiée tire son étymologie du mot lèvre (par exemple, un herpès labial affecte les lèvres), le mot lamiacée, outre qu’il fait référence au lamier (et à toutes les plantes qu’on a classées dans cette famille pour d’évidents critères botaniques) s’explique par le grec laïmos. De même que de la coupe aux lèvres il n’y a pas loin, il y a parfois guère moins des lèvres à la gorge. Pour mieux comprendre cela, il faut attentivement observer les fleurs des plantes de cette famille botanique : les Lamiacées sont des « plantes à corolles monopétales dont le limbe est divisé en deux lobes principaux disposés l’un au-dessus de l’autre comme deux lèvres » (2). Mais comme les lèvres ne sont pas toujours soudées l’une à l’autre, en particulier lorsqu’elles sont agitées par l’effroi ou la faim, celles des Lamiacées évoquèrent également une gueule largement ouverte (3), un grand gosier profond, la gorge de l’ogresse dont on emprunta le nom à la mythologie grecque : Lamia. Ce mot reste attaché à une figure mythologique monstrueuse, fréquemment montré sous la forme d’une femme portant une queue de serpent, se métamorphosant parfois intégralement en reptile et dont la principale prérogative était de dévorer les enfants – d’où son surnom d’ogresse – mais aussi de charmer, tout comme les sirènes, qu’elles soient grecques ou nordiques, les jeunes gens, afin de rassasier auprès d’eux et grâce à eux leur appétit… sexuel. C’est ce que l’on peut imaginer devant la toile de John William Waterhouse, intitulée sobrement Lamia (1905) : on y voit cette créature agenouillée devant un chevalier en armure, dont le regard, plongeant, ne peut que tomber sur sa gorge largement découverte, et qui l’est bien davantage encore dans la toile de Herbert Draper datant à peu près de la même époque (1909). Il faut dire que les Lamiacées ne manquent point de charme elles non plus, comptant parmi leurs membres pas moins que les sauges, les thyms, les basilics, les romarins, les sarriettes, les épiaires, les lavandes, les mélisses, les menthes, les germandrées, les bugles, les calaments, les ballotes, les marrubes, les origans, les brunelles et autres lierres terrestres. Ça en fait du beau monde, tout ça !

Bien que le lamier ait emprunté son nom à une créature fabuleuse de l’Antiquité grecque (et dont les fonctions m’apparaissent peu claires), cette plante n’en est pas moins inemployée à cette époque. A peine Pline aborde-t-il l’un d’entre eux, qu’il appelle « ortie d’automne ». Le Moyen-Âge n’est pas non plus très disert au sujet du lamier en général : il paraît être cité pour la première fois au IX ème siècle et peut-être repris par Hildegarde dans le Physica sous le nom de Binsuga (4). A son sujet, Hildegarde rapporte les bons effets de cette plante sur l’humeur : « Celui qui en mange rit volontiers, car sa chaleur touche la rate, et, du même coup, le cœur est dans la joie » (5), des attributions qui font davantage penser à la mélisse qu’au lamier blanc. Mais, en ce cas, faut-il aussi croire que le botaniste anglais John Gerard (1545-1612) ait fait l’erreur de confondre les deux plantes, puisqu’il explique aussi que le lamier « rend le cœur joyeux ». Je n’imagine pas qu’il ait commis la moindre erreur, on reconnaît très bien le lamier blanc au chapitre 235 du deuxième livre de son œuvre monumentale, The Herball (or General historic of Plantes). De même que les lamiers jaunes et pourpres, où ces plantes sont admirablement représentées.
Bien plus tard – nous sommes en 1838 – Joseph Roques témoigne que cette plante « a un air de fraîcheur et de santé qui fait plaisir à voir » (6), prodige qui semble expliquer qu’elle soit capable, selon John Gerard, de donner « une belle couleur au visage et de ranimer les ardeurs », alors que son presque contemporain, Rembert Dodoens, donnait ce lamier comme un excellent remède gynécologique « propre pour arrêter les flueurs blanches des femmes ». Pour que Botan, dans les années 1930, y aille aussi de son couplet – cette plante est un « excellent médicament de la circulation sanguine et rénale » (7), l’on peut assurément dire qu’on tient là une plante médicinale majeure, lamiacée qui plus est. Mais alors d’où vient que Roques moque gentiment le lamier ? Cette plante « amuse les malades, écrit-il, elle calme leur impatience, et les empêche quelquefois de faire de plus mauvais remèdes. Les flueurs blanches se guérissent mieux par un doux exercice, par un bon régime, que par l’usage des médicaments » (8). Pourtant, on ne peut lui objecter l’injonction suivante qu’on réserve habituellement à ceux dont la prétention est mal placée : Sutor, ne supra crepidam ! Cela est une mention bien isolée, mais il est possible qu’elle ait participé à la désaffection qui a trop souvent touchée cette plante. Nous verrons ce qu’il en est exactement dans quelques instants.

Très commun (dans le centre de la France et en Île-de-France ; plus rare ou absent par place : Ouest, Sud-Ouest, Midi, Alpes, Pyrénées), sans être banal, le lamier blanc vit essentiellement en colonies denses qui se développent grâce à un système de stolons et de rhizomes. Caractéristique propre aux Lamiacées, les tiges du lamier sont quadrangulaire. Creuses et non ramifiées, fistuleuses et légèrement poilues, elles permettent à la plante d’atteindre une taille qui ne dépasse généralement pas un demi mètre de hauteur. Sur ces tiges, l’on observe des étages successifs de feuilles opposées, très brièvement pétiolées, dentées et cordiformes en bas, rugueuses et plus effilées en haut. C’est d’ailleurs dans ces hautes sphères que se déploient, dès le mois de mars, des verticilles très fournis de fleurs blanches fichés dans l’aisselle des feuilles. Quand on les observe de plus près, on voit bien cette allure en forme de casque à lèvres tubulé, produisant un nectar bien apprécié des abeilles mais qu’elles ne peuvent atteindre sans que, au préalable, les bourdons n’aient mis en perce la corolle. (Comment voudriez-vous que l’abeille atteigne l’ivresse si on ne débonde pas le tonneau de nectar qui se trouve face à elle ?) Puis c’est au tour des fourmis d’être de la partie : ce sont elles qui répandent au loin les graines du lamier, une fois sa fructification achevée (les semences du lamier possèdent, elles aussi, cette poignée de transport dont nous avons déjà évoqué le rôle dans un article précédent et que les botanistes appellent élaïosome).
Quand on observe la répartition géographique du lamier blanc, on constate qu’il apprécie les habitats qui le placent à proximité des animaux domestiques et des hommes. Ceci explique pourquoi il fréquente les lieux suivants : les décombres, les haies, les bordures de chemins, de routes et de voies ferrées, les abords des villages et des habitations. Ces zones incultes sont généralement riches et bien pourvues en azote. Pour peu qu’elles soient humides en suffisance, et c’est le bonheur pour le lamier blanc !

Le lamier blanc en phytothérapie

Vivre à l’ombre de la grande ortie, ça ne doit pas être facile tous les jours, ni forcément profitable quand on s’appelle le lamier blanc. Il a beau, tout comme elle, prospérer en denses colonies, porter des feuilles semblables qui, tant que la plante n’est pas fleurie, peut nous faire douter de son identité… Mais, évoquer de nouveau les nombreux points de ressemblance qui existent entre lamier et ortie ne servirait de rien. A l’une, on a ouvert grandes les portes des laboratoires et des pharmacies, tandis qu’à l’autre échoit – même s’il partage un identique statut avec l’ortie : la possibilité d’être vendu librement en France – un rôle très périphérique, populaire et campagnard, trouvant de la valeur aux yeux des thérapeutes que sont les guérisseurs des campagnes, les vétérinaires ruraux et les médecins non rompus aux pratiques urbaines. Dans ces conditions, l’on comprend aisément que le lamier reste assez peu connu d’un point de vue de sa composition biochimique, alors que, concernant les orties (urens et dioica), les études s’accumulent (ce qui est, bien évidemment, une excellente chose !).

Du lamier, l’on n’utilise que les fleurs ou les sommités fleuries (les racines sont parfois citées, mais on en a fait très peu de cas, bien qu’elles contiennent davantage de saponine que les fleurs ou les feuilles). Commençons donc l’inventaire : le lamier affiche au taux de 10 % de tanin (au moins), en jonction avec de l’acide gallique (ce qui nous renseigne sur les propriétés anti-oxydantes du lamier, de même que cet autre acide-phénol qu’est l’acide chlorogénique). Il dispose aussi d’iridoïdes et de flavonoïdes (dont l’intéressante isoquercitrine), de triterpènes anti-inflammatoires, d’acides aminés, d’un sucre du nom de stachyose (présent en plus grandes quantités dans des légumes comme les crosnes, les haricots verts, le soja, etc.), A cela, ajoutons du mucilage, de l’acide méthanoïque (ou formique) en quantité cependant moindre que dans… l’ortie (!), une faible fraction d’essence aromatique qui confère généralement à la plante une odeur peu agréable, dite parfois forte ou fétide (c’est essentiellement le cas du feuillage, les fleurs dégageant un doucereux parfum de miel et s’avèrent sucrées au palais lorsqu’on les mâche). Les feuilles du lamier sont aussi bien pourvues en vitamine C et chlorophylle, ainsi qu’en divers sels minéraux (potassium, calcium, sodium, fer…). On s’est interrogé sur la possible existence d’un alcaloïde dans le lamier. Bien qu’on lui ait donné le nom de lamiine, je pense que cette hypothèse déjà ancienne peut être abandonnée. Malgré cela, on peut d’ores et déjà affirmer, contrairement à certaines mauvaises langues, que le lamier, même s’il ne pique pas, n’est pas pour autant dénué d’activité.

Propriétés thérapeutiques

  • Tonique astringent
  • Tonique utérin
  • Diurétique, dépuratif vésico-rénal
  • Expectorant, mucolytique
  • Dépuratif des voies digestives, cholagogue
  • Adoucissant, émollient, rafraîchissant
  • Cicatrisant, vulnéraire, résolutif
  • Tonique sanguin, vasoconstricteur
  • Fébrifuge
  • Anti-inflammatoire
  • Sédatif léger du système nerveux, narcotique doux

Usages thérapeutiques

  • Troubles de la sphère gastro-intestinale : diarrhée, dysenterie, ballonnement
  • Troubles de la sphère vésico-rénale : dysurie, rétention urinaire et miction difficile chez les personnes âgées, catarrhe des voies urinaires, cystite
  • Troubles de la sphère pulmonaire + ORL : otite, otorrhée, inflammation de la gorge, toux, pharyngite, encombrement bronchique, hémoptysie
  • Troubles de la sphère gynécologique : régularise les écoulements sanguins pendant et en dehors des périodes de menstruations, règles douloureuses, abondantes et/ou irrégulières, congestion utérine, métrorragie, hémorragie utérine passive, leucorrhée, leucorrhée atonique, ménopause (?)
  • Affections cutanées : plaie, plaie enflammée, ulcère, blessure, coup, brûlure, eczéma, desquamation du cuir chevelu, pellicules, douleur cuisante aux pieds, enflure, inflammation de la matrice de l’ongle
  • Affections bucco-dentaires : stomatite, inflammation de la muqueuse buccale
  • Troubles de la sphère circulatoire : varice, hémorroïdes
  • Insomnie, agitation
  • Insuffisance hépatique
  • Gonflement glanduleux, scrofulose
  • Points douloureux de la goutte
  • Fièvre
  • Anémie, chlorose

Modes d’emploi

  • Infusion de fleurs, de feuilles ou de sommités fleuries, sèches ou fraîches.
  • Décoction de la plante entière (sauf les racines) à destination d’un usage par voie interne (lavement, lotion, injection, gargarisme, bain de pieds ou de mains).
  • Teinture alcoolique.
  • Macération vineuse des fleurs fraîches dans du vin blanc.
  • Poudre de feuilles.
  • Cataplasme de feuilles fraîches contuses.

Précautions d’emploi, contre-indications, autres informations

  • Récolte : les jeunes feuilles et les pousses terminales se pincent entre le pouce et l’index dès le mois de mars (ou avril), en tous les cas avant l’apparition des fleurs. Ces dernières se prélèvent sans le calice dès le mois d’avril et autant de temps que dure la floraison (soit jusqu’en août, à peu près). Les sommités fleuries se cueillent dans la même période, et les racines – si besoin est – en septembre. Quelle que soit la partie aérienne objet de la récolte, il faut veiller à éviter de ramasser le lamier lorsqu’il est encore humide de rosée, cela pourrait altérer la plante dans l’attente de son utilisation ou en compliquer le séchage.
  • Dessiccation : bien qu’on préconise l’emploi du lamier à l’état frais, l’on peut se permettre de le faire sécher (perdant son odeur et une bonne partie de sa saveur, on a vu dans cette déperdition le signe d’une efficacité amoindrie de la plante, ce qui n’est pas complètement faux). Les fleurs sèchent assez facilement. Quant aux feuilles, il est préférable de les séparer des tiges avant mise au séchage : la plante, riche en eau par ses tiges, peut moisir en cours de route, c’est pourquoi il est préférable de monder la plante, les feuilles n’en sécheront que mieux. Concernant les sommités fleuries, c’est-à-dire les derniers étages floraux, il faut en surveiller attentivement le séchage : si elles jaunissent durant l’opération, c’est mauvais signe.
  • Associations thérapeutiques : les plantes les plus fréquemment citées comme accompagnatrices du lamier sont la bourse-à-pasteur, la prêle et – tiens donc ! – l’ortie.
  • Alimentation : d’un point de vue culinaire, on utilise les jeunes pousses en les cuisinant comme les épinards, auxquels on peut les mêler si l’on craint le goût fortement prononcé du lamier. Elles peuvent aussi ajouter de la verdeur à une soupe ou à un potage, être mangées crues en salade, cuites, une fois ciselées avec d’autres sauvages, dans une omelette ou une farce végétale, aromatiser des sauces, etc. Les fleurs fraîches peuvent être l’ingrédient de tisanes et de sirops agréables, ou encore de vins établis selon une recette du même type que celle du vin de sureau, par exemple. En tous les cas, les fleurs du lamier, recherchées des abeilles et ses feuilles des brebis, indiquent la parfaite innocuité de cette plante dont, parfois, les racines rhizomateuses, extraites du sol, sont nettoyées, lavées puis cuites. Certains les mangent en salade.
  • Autres espèces : le lamier jaune (L. galeobdolon), le lamier pourpre (L. purpureum), le lamier maculé (L. maculatum), le lamier amplexicaule (L. amplexicaule), le lamier à feuilles incisées (L. hybridum). A l’exception du premier, toutes ces espèces de lamiers portent des fleurs roses ou rouge rosé.
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    1. Guy Fuinel, L’amour et les plantes, pp. 26-27.
    2. Littré, p. 629.
    3. Celle d’un dragon dit-on parfois ou d’un lutin, selon Nicolas Lémery, « dont on fait peur aux enfants, comme si on cherchait à les dévorer ; on a voulu voir dans la fleur une ressemblance avec le visage de ce prétendu phantôme ».
    4. Cette binsuga pourrait très bien être une sorte de mélisse. Aujourd’hui, une variété de Melissa officinalis s’appelle encore ainsi. Il s’agit d’une mélisse au parfum fortement citronné. De plus, dans le Physica, la mélisse n’apparaît nulle part. Cela plaiderait, peut-être, en faveur d’une erreur.
    5. Hildegarde de Bingen, Physica, p. 47. Erika Laïs, s’inspirant peut-être de ce que dit Hildegarde, écrit quelque chose de très proche au sujet de la mélisse : « Par son action sur la rate, elle combat le spleen (mélancolie) et rend la joie de vivre » (Erika Laïs, Le livre des simples, p. 102). Aujourd’hui encore, la mélisse est employée par la médecine traditionnelle chinoise pour sa qualité dispersante de l’énergie des méridiens liés à l’élément Terre, c’est-à-dire ceux de l’Estomac et de la… Rate/Pancréas. Cela fait beaucoup de relations entre la rate et la mélisse pour qu’il s’agisse là que d’une erreur d’interprétation.
    6. Joseph Roques, Nouveau traité des plantes usuelles, spécialement appliqué à la médecine domestique, et au régime alimentaire de l’homme sain ou malade, Tome 3, p. 132.
    7. P. P. Botan, Dictionnaire des plantes médicinales les plus actives et les plus usuelles et de leurs applications thérapeutiques, p. 147.
    8. Joseph Roques, Nouveau traité des plantes usuelles, spécialement appliqué à la médecine domestique, et au régime alimentaire de l’homme sain ou malade, Tome 3, p. 132.

© Books of Dante – 2020

Le lamier jaune (Lamium galeobdolon).