Le fusain (Euonymus europaeus)

Synonymes : bonnet de prêtre, bonnet de cardinal, bonnet carré, bois carré, bois de fer, bois puant, bois punais, garais, cherme, chermine, bourse de prêtre, couillon de prêtre, brioche, brioché, cochonnet, bois à lardoires, etc.

Il est possible, je pense, de poursuivre cette liste des noms vernaculaires du fusain dont certains empruntent au domaine des jeux enfantins (cochonnet, brioche, brioché), d’autres à une caractéristique proprement botanique (bois puant, bois punais), enfin d’autres encore à des raisons domestiques (bois à lardoires). Certains interrogent forcément : comment comprendre qu’on passe du couvre-chef du prêtre à ce qui se passe sous son froc ? Cela demeurera le mystère de la soutane face auquel nous ne lèverons pas le voile, merci bien !… Ceci dit, nous ne sommes pas mieux lotis avec le nom latin du fusain, cet euonymus provenant du grec euônymon : « Le nom grec Euônymon […], arbre glorieux ou de bon augure s’appliquait déjà au fusain ; d’après les commentateurs de Dioscoride, il aurait été attribué ironiquement à cet arbrisseau en raison de ses effets délétères » (1). Euonymus, qu’on associe aussi au laurier-rose, ce afin de bien marquer le caractère violemment toxique de ces deux végétaux. D’ailleurs, chez Théophraste, c’est ainsi – euônymos – que l’on croise non pas le fusain mais ce laurier qui n’en est pas un, au contraire de Pline qui, dit-on, applique au fusain le nom d’evonymus non sans avoir copié sur Théophraste… Qu’importe. Retenons, au moins, un mot important : augure. Nous en aurons besoin dans la suite de cet article.

Le Moyen-Âge, pas plus que l’Antiquité, ne semble avoir connu le fusain. Hildegarde de Bingen a-t-elle écrit au sujet du fusain lorsqu’elle aborde cet arbre qu’elle appelle Spinelbaum (aujourd’hui, en allemand, spindelstrauch désigne le fusain) et pour lequel elle donne quelques prescriptions thérapeutiques ? « Celui qui est accablé par la goutte ou les fièvres réduira des baies [de laurier] en poudre et y ajoutera de la poudre du fruit qui pousse sur le fusain » (2). Elle conseille aussi ce spinelbaum contre l’hydropisie et les vers intestinaux, les douleurs de la rate et celles de l’estomac. Mais, curieusement, rien de ce que l’on prétendait guérir à l’aide du fusain dans les siècles qui suivirent… où « les auteurs sont loin d’être d’accord sur les effets [malfaisants] de ce végétal » (3). Le temps qu’on démêle le vrai du faux au sujet de la toxicité du fusain, un certain nombre d’années s’était écoulé. Par exemple, Matthiole, reprend, à la suite de Théophraste (soit près de 1800 ans plus tard !), la question de la toxicité virulente du fusain sur des animaux comme les chèvres (rappelons, au passage, que l’on ne sait pas vraiment si l’euônymos de Théophraste était bien un fusain ou plutôt un laurier-rose, tout aussi toxique que le fusain, du reste). D’autres auteurs furent du même avis, alors que quelques-uns (citons, entre autres, Linné et Charles de l’Escluse qui, chacun, ne sont pas pourtant la moitié d’un imbécile) restèrent persuadés de l’innocuité du feuillage du fusain brouté par les animaux. Pourtant, depuis le temps de Dodoens, au moins, il est avéré que les fruits du fusain sont émétiques et purgatifs, et donc non exactement dénués d’effets. Ah, mais c’est qu’il s’agit des baies et non des feuilles, excusez-moi du peu, ça fait toute la différence. N’est-ce pas ? Non, pas vraiment. Il se trouve que les fruits du fusain sont donnés comme la partie végétale de ce petit arbuste comme étant la plus toxique, à l’identique avec la digitale pourpre, ce qui ne place pas le fusain dans la cour des enfants sages, mais bien plutôt de ce qui, bouillonnant d’énergie, fait partie du groupe des plus batailleurs. Une énergie qu’il fallait bien juguler si on voulait se concilier les bonnes grâces du fusain. L’usage populaire des fruits du fusain dans les campagnes comme purgatif était, tout de même, accompagné d’émollients comme la tisane de mauve ou de graines de lin. C’est donc bien qu’on avait parfaitement conscience de la propriété irritante de ces fruits sur le tube digestif (de la bouche à l’anus), et parfois sans évacuation. Cette toxicité prenait, lorsque des doses trop fortes avaient été administrées, la forme de coliques, de diarrhées, de vomissements. Syncope et convulsions pouvaient aussi frapper l’infortuné, quand il n’était pas tout bonnement question d’une superpurgation accompagnée, non pas d’une simple irritation, mais d’une violente inflammation du même tube digestif.

Bien que le fusain ne produise pas un important volume de bois, il a été utilisé dans la fabrication de petits objets usuels : cure-dents et lardoires, bobines et aiguilles à tricoter, vis et chevilles de cordonnier, petites cuillères et tuyaux de pipe (passons sur le manque de jugement évident de certaines de ces pratiques eu égard à la toxicité du fusain). « La poudre du bois, soulevée pendant le travail du tour, suffit, dit-on, à provoquer des vomissements chez les ouvriers tourneurs » (4). On n’en attend pas moins de la part de cet arbuste dont le bois n’a pas la réputation de sentir la rose.
Durant tout ce temps où l’on pinailla au sujet de la toxicité du fusain, l’on mit en évidence la présence de principes âcres dans toutes les parties de cette plante, et plus précisément que la biochimie du fusain n’est pas égale tout au long de l’année et que sa virulence est plus marquée au printemps que durant les autres saisons. Selon la partie de la plante considérée, le mode de préparation et d’absorption, elle peut se montrer plus ou moins active, et donc toxique pour l’organisme. Cela établissait enfin ce qui avait été empiriquement constaté des siècles auparavant, pendant lesquels on n’a tout de même pas chômé concernant les propriétés thérapeutiques, bien qu’elles aient été noyées dans la masse de ces prises de bec. C’est, synthétiquement, que nous nous pencherons dessus un peu plus loin. Ce qui est regrettable, c’est la part bien plus importante accordée à ces diatribes (toxique ? pas toxique ? etc. On peut filer jusqu’à la Saint-glinglin comme ça…). Or, le fusain s’est avéré particulièrement actif sur certaines pathologies de la sphère cardiovasculaire, ce qui le rapproche davantage de la digitale. Au temps de Fournier et même avant, on n’aborde pas encore le rôle cardiotonique du fusain (qu’on ignorait de toute manière). On attendra tant et si bien que, de toute façon, la réputation toxique du fusain l’avait déjà emporté depuis longtemps. Trop occupé qu’on était de savoir si le fruit du fusain ressemblait à un bonnet de cardinal ou à des couilles d’ecclésiastique, l’on n’a pas remarqué que, vu sous un certain angle, ce fruit ressemble à un petit cœur stylisé, qui plus est en adopte la couleur… Un détail. Last but not least.

Augure. Cela n’augure rien de bon, dit-on, comme si l’augure était forcément mauvais. Mais, de même qu’il existe de sinistres présages, il en est de bons. Comme les surprises, diraient certains (beaucoup même), bien que dans le sens premier, elles n’aient rien de très agréable, et qu’il serait convenable de désigner par le terme de pléonasme toute mauvaise surprise. Bref. Ne nous égarons pas et gardons bien en tête ce pense-bête qu’est le mot augure. A ce dernier, adjoignons-lui celui-ci : fuseau. Si fusée est de sa famille, fuser ne l’est pas. L’étymologie nous explique que fusain et fuseau seraient apparentés, parce que non seulement on taillait des cure-dents dans du bois de fusain, mais aussi de ces beaucoup plus gros qu’on appelle fuseaux et dont se servirent des générations et des générations de fileuses. Malgré son caractère étranger à la famille du fuseau et du cure-dent (par sa forme, un petit fuseau), gardons non loin de nous le verbe fuser qui nous sera bien utile le temps venu. Ajoutons, en guise d’élément de compréhension que fusain dérive du bas latin fusellus et du latin fusus, qui renvoient, tous les deux, à notre bien nommé fuseau qu’on n’a pas toujours sculpté dans du bois de fusain tant s’en faut, mais qui a conservé le souvenir de cette essence particulière dans son nom. Le fuseau, antérieur au rouet qui le remplace, nous ramène en des temps fort anciens, plus difficiles à appréhender sur l’échelle des temps peut-être aussi… En effet, le fuseau, outil multimillénaire, nous transporte dans l’Antiquité grecque, où la mythologie en fit l’attribut d’une des trois Moires (= les Parques romaines), en l’occurrence Clotho (Lachésis mesure, Atropos coupe). De ces trois figures que sont les Moires, filles de la nécessité irréductible, l’on a dit qu’elles étaient un symbole de mort, ce qui est bien inexact si l’on prend correctement en compte la place symbolique du fuseau qui « est un bâton qui tourne, auquel la fileuse imprime un mouvement uniforme correspondant à la rotation cosmique, et en effet il engendre une nouvelle destinée » (5). Ce premier mouvement, celui de Clotho armée de son fuseau, n’a rien de sinistre : c’est le fil de la vie qu’elle défile, ce qui advient à la suite ne lui appartient pas. Mais avoir taillé des fuseaux dans le bois d’un arbuste toxique doit, bien évidemment, nous interroger. Symbole dual malgré lui, le fuseau rappelle assez bien le keraunos du dieu Zeus, autrement dit le foudre duquel fusent et jaillissent des éclairs qui, selon les perspectives, offrent deux possibilités : illuminer ou carboniser, blanchir ou noircir. Qu’à cela ne tienne, le fusain s’y connaît en charbon : « Le bois de fusain, mis dans un petit canon de fer bien bouché et exposé au feu, donne un charbon tendre qui sert aux dessinateurs de crayon noir pour les esquisses. On fait aussi avec ce même bois du charbon pour la poudre à canon » (6). En quelques lignes, le docteur Cazin synthétise parfaitement ce que sont les statuts symboliques du fusain : un bois qui subit l’épreuve du feu et de très hautes températures pour former des bâtonnets noirs, brûlés et carbonisés, permettant l’esquisse, c’est-à-dire l’ébauche à grands traits vifs et rapides, parfois marquée par un soudain sentiment d’urgence : l’essentiel est là, il pourra grandir par après. Ou pas. Combien d’esquisses sont sacrifiées avant d’atteindre au chef d’œuvre ? C’est pourquoi l’on voit dans le fusain autant la vie que la mort. Après ce caractère nocivement toxique que nous avons bien été obligé de concéder au fusain, parler de ce qu’il peut représenter de vivace pourrait surprendre. Mais rappelons-nous qu’à une chose donnée il n’est jamais qu’une seule lecture possible. C’est comme cette foudre, selon comment on la considère, elle apporte la mort, certes, interprétée comme une volonté divine de destruction. Mais l’on sait aussi qu’avec la foudre peut surgir le tonnerre ainsi que l’orage, porteur, peut-être, de pluies fécondes et salvatrices. La vie dépend nécessairement de la foudre, pas la vie factice de la créature de Frankenstein qu’animent davantage de mauvais penchants que l’éclat censément révélateur. Et ce qui révèle illumine, et vice-versa.
La foudre, nous l’avons dit, est l’apanage du dieu Zeus, romanisé en Jupiter, lequel dernier porte parfois l’épiclèse Taranuco, qui est une annexion d’une divinité celte connue sous le nom de Taranis dont le rapport à l’orage et au tonnerre est très clairement établie (taran en gallois et en breton, toirneach en irlandais, tarann en vieil irlandais, donar en germano-scandinave, tonare en latin, etc.). Taranis est, avec Sucellos, de ces dieux armés qui frappent (ne dit-on pas que la foudre frappe ?), de même que Zeus/Jupiter, d’où l’association entre Jupiter et Taranis, comme nous l’avons vu à travers ce Jovi Taranuco. C’est pourquoi on leur voit assez souvent porter maillet, marteau ou massue. Entre le marteau et l’enclume… c’est être dans une position bien délicate, voire dangereuse. Mais c’est précisément là que jaillissent les étincelles rappelant, miniatures qu’elles sont, les éclairs émanant des sphères célestes, traits zigzaguant jusqu’à frapper la terre. Il doit bien falloir être d’essence divine pour résister à un coup de marteau, et à ceux, humains, qui entraperçoivent ses éclairs, les nerfs bien accrochés. Et en cela, les Celtes furent bien inspirés de tailler dans du bois de fusain l’ogham qui porte justement le nom du tonnerre : Tharan (on l’appelle également Oir). Compte tenu de toute l’eau que nous avons précédemment apportée à notre moulin, nous pouvons affirmer que l’ogham Tharan implique plusieurs axes significatifs :

  • Des événements marqués par leur soudaineté, laquelle peut parfois être violente ; il peut s’agir d’une remise en question, d’une perturbation nécessaire, d’un impérieux changement d’itinéraire dans le cours d’une existence. Tout cela interroge le destin.
  • Mais ces faits inattendus peuvent aussi faire référence à des accidents, des difficultés, des catastrophes, un désastre, c’est-à-dire toute la violence du feu divin qui s’abat sur les êtres et les choses de ce monde-ci. Cette colère, cette agressivité active et martiale, doivent nous alerter : il faut, de façon imminente, s’attendre à devoir combattre ou subir le résultat d’un choc sans précédent contre lequel on ne peut rien, contre lequel il serait bien vain de résister.
  • De cet apparent chaos peuvent néanmoins surgir, de même que l’éclair, l’illumination, la compréhension soudaine, l’ouverture spirituelle, l’intuition affinée, la prise de conscience, un choc dans l’existence, toutes choses qui placent l’individu face à une nouvelle perspective plus conforme à la nécessité d’un changement radical.
    Voilà, peu ou prou, ce que cet ogham taillé dans du bois de fusain a à nous dire lors d’un tirage. On l’associe aisément aux planètes Mars et Uranus et, du côté du tarot de Marseille aux arcanes que sont la roue de fortune, le pendu et la maison-dieu.

L’ogham Tharan tout à fait à droite.

Le fusain, que nous connaissons tous, a bien mérité son adjectif d’europaeus, puisque c’est une espèce propre à l’Europe, même si à quelques occasions il déborde un peu sur l’occident de l’Asie, chose qui lui arrive quand il pousse en plaine, alors que lorsqu’il s’aventure entre 500 et 1500 m d’altitude, on note sa présence dans les seules zones montagneuses européennes.
D’allure malingre et chétive, le fusain, malgré ses six mètres de hauteur parfois, ne peut avoir la prétention d’être un arbre, il est ce que, en botanique, on appelle un arbuste (à bien différencier de l’arbrisseau qui, lui, ne possède pas de tronc).
Selon qu’il prospère à la montagne ou en plaine, le fusain ne se conforme pas de la même manière en ce qui concerne ses rameaux : de section presque quadrangulaire et d’aspect lisse à basse altitude, ils s’arrondissent et arborent une teinte grisâtre en zone montueuse. Dans les deux cas, les feuilles ovales à lancéolées, à pointe courte, restent pétiolées, alternes et finement dentées, abritant au milieu du printemps des inflorescences pédonculées aux fleurs blanchâtres ou verdâtres, portant 4 à 5 pétales, 4 à 5 sépales, 4 à 5 étamines, et dont le désagréable parfum n’est pas, loin de là, l’orgueil du fusain, contrairement à ce qui se déroule une fois l’automne venu où « le fusain se signale à l’attention par la riche parure de ses fruits écarlates qui frappent le regard à grand distance » (7). Lorsqu’on les observe de plus près, ces fruits forment des capsules de 3 à 5 angles, charnues, d’un beau rose, abritant des graines ovoïdes de couleur beige serties dans une pulpe orangée, palette colorée qui tranche résolument avec la floraison mièvre du fusain, spectacle d’autant plus marqué et haut en couleurs si l’on a affaire à la variété « red cascade » (cf. photo ci-dessous).
Commun, le fusain se plaît surtout dans les bois clairs, en lisières de forêts, dans les haies buissonneuses, aux abords des cours d’eau parfois et des pâturages, sur les rocailles, etc., en particulier sur sols profonds et calcaires.

Le fusain en phytothérapie

Afin d’étoffer notre propos, nous inviterons un autre fusain, originaire de la côte est de l’Amérique du Nord, le fusain noir (Euonymus atropurpureus) dont les Amérindiens se servirent en cas d’affections gynécologiques, de plaies, etc. Ce fusain, ainsi que celui qui est dit européen, ne se distinguent qu’à peine sur la question des composants biochimiques qui en constituent l’efficacité thérapeutique.
Toutes les parties de ces fusains se signalent par une odeur nauséeuse. Comme la phytothérapie s’est intéressée aux fruits et semences du fusain, nous pouvons en dire quelques mots : bien appétissants au premier regard, ces fruits contiennent quelques substances aptes à restaurer sinon entretenir la santé comme des sucres (dextrose), de l’albumine, un peu de cire et de résine, une huile végétale (28 à 44 % dans les semences), etc. Mais, malheureusement, cette dernière n’a rien d’alimentaire puisqu’elle provoque nausée, diarrhée et hypertension. Dans les semences, un principe amer côtoie une essence aromatique spéciale rendant effectivement ces graines impropres à la consommation, de même que l’enveloppe charnue qui les protège, puisqu’on y décèle la présence de ce principe âcre qu’est l’évonymine. Ces fruits n’ont donc rien de l’aimable friandise inoffensive. Moins attractive, l’écorce des fusains, que ce soit celle des rameaux ou des racines, affiche elle aussi de cette évonymine, mais également des substances plus anodines (lipides, tanin, sucre, etc.).

Propriétés thérapeutiques

  • Laxatif, purgatif, vomitif, tonique des muscles intestinaux, vermifuge
  • Diurétique, dépuratif (?)
  • Cholagogue
  • Détersif
  • Insecticide
  • Sialagogue

Usages thérapeutiques

  • Troubles de la sphère gastro-intestinale : constipation, constipation chronique, constipation chronique des insuffisants biliaires, parasitose intestinale (ténia)
  • Troubles de la sphère hépatobiliaire : affections de la vésicule biliaire, affections hépatiques, insuffisance et engorgement hépatique
  • Affections cutanées : eczéma, impétigo, ulcère (sordide, atonique, scorbutique, gangreneux), parasitose cutanée (poux, gale)

Modes d’emploi

  • Infusion des feuilles ou des fruits.
  • Décoction des fruits.
  • Teinture-mère homéopathique élaborée à partir de l’écorce de la racine.
  • Pommade (semences pulvérisées mêlées à de l’axonge).
  • Extrait hydro-alcoolique (= évonymine officinale).

Précautions d’emploi, contre-indications, autres informations

  • Récolte : l’écorce des rameaux se cueille à l’automne.
  • Toxicité : nous l’avons assez soulignée. Il va sans dire que l’emploi du fusain doit se dérouler sous strict contrôle médical et qu’il est proscrit chez la femme enceinte et celle qui allaite.
  • Le fusain, par ses couleurs automnales chatoyantes trahit l’existence de pigments dans ses tissus : certains d’entre eux furent utilisés pour teindre en rouge carminé les cuirs dit « maroquins ».
    _______________
    1. Paul-Victor Fournier, Dictionnaire des plantes médicinales et vénéneuses de France, p. 427.
    2. Hildegarde de Bingen, Physica, p. 169.
    3. François-Joseph Cazin, Traité pratique et raisonné des plantes médicinales indigènes, p. 427.
    4. Paul-Victor Fournier, Dictionnaire des plantes médicinales et vénéneuses de France, p. 429.
    5. Jacques Brosse, Mythologie des arbres, p. 292.
    6. François-Joseph Cazin, Traité pratique et raisonné des plantes médicinales indigènes, p. 427.
    7. Paul-Victor Fournier, Dictionnaire des plantes médicinales et vénéneuses de France, p. 427.

© Books of Dante – 2018

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