Le théier (Camellia sinensis)

Si l’Amérique a offert le cacao, l’Afrique le café, l’Océanie le kawa, il ne reste plus qu’à attribuer à l’Asie la genèse du thé. En Chine, la légende nous explique que l’empereur Chen Nong, « roi des remèdes » ayant testé plus de 300 plantes médicinales, plausible inventeur des aiguilles d’acupuncture, est aussi celui qui propagea l’idée de faire bouillir l’eau avant de la boire. Il y a de cela bien des millénaires (il paraît que cela se passait en 2737 avant J.-C.), Chen Nong faisait donc bouillir son eau lorsqu’une légère brise détacha quelques feuilles de l’arbuste qui se trouvait à proximité. Ces feuilles chutèrent dans l’eau bouillie et Chen Nong eut alors la surprise de découvrir une infusion fort à son goût et ne manqua pas d’en noter les effets toniques et euphorisants. C’est ainsi que l’usage du thé apparut en Chine en cette époque fort reculée. Sauf que… Sauf qu’il est bien possible que la naissance de cette légende ne soit pas aussi ancienne (elle ne remonterait « que » au II ème siècle avant J.-C.), et il n’est pas impossible non plus que le thé ne soit pas natif de Chine. En effet, exista durant longtemps une polémique à ce sujet entre la Chine disant le thé originaire du Yunnan et l’Inde de l’Assam, et aujourd’hui la science penche davantage pour la seconde proposition. Cela explique aussi que d’autres légendes, au fond commun évident, se situent autant en Inde, en Chine qu’au Japon. C’est le cas de celle qui explique l’apparition du thé. Bodhidharma, devenu moine, se rendit en Chine pour y prodiguer le zen. « Il méditait lui-même devant un mur, immobile pendant des heures, mais lorsque ses premiers disciples chinois voulurent l’imiter, au bout de peu de temps, ils s’assoupirent. Ce que voyant, le patriarche s’arracha les paupières qui, tombées au sol, donnèrent tout aussitôt naissance à deux arbustes dont les feuilles infusées revigorèrent les disciples qui purent reprendre leurs exercices » (1). Dans une autre version, c’est Bodhidharma qui s’endort et qui voit en songe une femme aimée il y a fort longtemps. Honteux et confus, cela l’amène à se trancher les paupières desquelles germent les deux théiers. Mais comme à chaque événement il existe plusieurs mythes, à l’instar de la Femme Bison Blanc qui apporta la sauge aux tribus amérindiennes d’Amérique du Nord, l’on nous dit « que c’est une déesse qui dota l’Extrême Asie de cette plante où elle puise une ivresse lucide et légère, aérienne même et qui donne à l’esprit une sorte d’enchantement métaphysique » (2). Et bien avant cela, il est envisageable que le thé fut mêlé à d’autres préparations « à des fins extatiques » et chamaniques.

Après l’Inde, la Chine donc. On suggère que l’usage du thé accompagna celui du zen auquel il est étroitement associé, et que ce faisant, ce binôme aurait poursuivi sa route jusqu’au Japon. Mais avant de nous rendre au pays du soleil levant, concentrons-nous sur ce qu’il se passait en Asie continentale. Quand Marco Polo pénétra en Chine, le thé était depuis fort longtemps la boisson populaire de ce vaste pays, puisqu’il est avéré qu’au temps de Lao Tseu (VI ème ou V ème siècle avant J.-C.), on en usait comme tonique du corps et de l’esprit, pour chasser le sommeil ainsi que pour affiner la vision en tant que telle, mais également la perception intérieure, ce qui rangeait le thé parmi les substances sacrées, non dans le contingent d’infusions de confort qu’on boit entre amis avec de petits gâteaux secs. Mais, en Chine, ainsi qu’au Tibet, il semble bien que le thé ait joué sur ces deux tableaux, puisque dans les hauteurs tibétaines et en Chine du sud-ouest, le thé représenta une nourriture pour des millions d’êtres humains. Par exemple, en Chine, les feuilles étaient tout d’abord cuites à la vapeur, broyées dans un mortier, bouillies avec du riz et du lait, aromatisées de gingembre et d’écorces d’orange, tandis qu’au Tibet, outre le thé battu dans une baratte avec du sel et du beurre, on prépara la tsampa, une bouillie constituée de feuilles de thé cuites avec de l’orge grillée et moulue. Il ne s’agissait pas seulement d’accommodement, comme celui d’ajouter des épinards au beurre, car le tchang, le thé au beurre, symbole du sang humain, était régulièrement offert à une divinité féminine régnant sur la guerre, la maladie et la mort : Pelden Lhamo (cf. illustration ci-dessous).

Durant la dynastie Tang (618-907), on consomme un thé légèrement salé en décoction. Le Chinois Lu Yu (733-804), considéré comme le premier apôtre du thé, s’efforce d’écrire dans son Chajing les meilleurs critères que puissent revêtir les feuilles de thé : elles « doivent avoir des plis comme les bottes de cuir des cavaliers tartares, des boucles comme les fanons d’un bœuf puissant, se dérouler comme la brume qui monte d’un ravin, briller comme un lac effleuré par le zéphyr, enfin humides et douces au toucher comme la terre fraîchement balayée par la pluie » (3). Cette poésie ne sera en rien un acte isolé comme en témoigne ce passage du poète chinois Lotung qui vécut également au VIII ème siècle : « La première tasse humecte ma lèvre et mon gosier ; la seconde rompt ma solitude, la troisième pénètre dans mes entrailles et y remue des milliers d’idéogrammes étranges, la quatrième me procure une légère transpiration et tout le mauvais de ma vie s’en va à travers mes pores ; à la cinquième tasse, je suis purifié ; la sixième m’emporte dans le royaume des Immortels. La septième ! Ah ! la septième… mais je n’en puis boire davantage ! Je sens seulement le souffle du vent froid gonfler mes manches. Où est Horaisan ? Ah ! laissez-moi monter sur cette douce brise et qu’elle m’y emporte ! » (4). Plus prosaïquement, le succès de plus en plus grandissant du thé le verra frappé d’une taxe dès 793. Après la dynastie Tang, la dynastie Song, qui régna du X ème au XIII ème siècle, modifiera la coutume de préparation du thé pour laquelle le sel disparaît et met en œuvre un nouvel instrument : le fouet. La dynastie suivante, la Ming (1368-1644) verra déferler dès le début de son règne les invasion mongoles, dont l’un des maîtres à penser, Gengis Khan, faisait boire du thé à ses soldats afin de les inciter à davantage de courage. La Chine, malgré ce marasme, ne se départit pas de ses bons usages et conservera encore longtemps le thé comme boisson privilégiée qui, bien que circonscrite au seul continent asiatique, se propagea ensuite au Japon insulaire.
Rite communiel nippon, la cérémonie du thé, amène l’hôte à accompagner ses invités en direction du pavillon du thé, à l’écart de l’habitation principale. Assez petit, il est doté de l’essentiel et non du superflu, dans une unité qui se dégage sans que jamais l’un des objets présents ne se démarque par rapport aux autres. Dans ce lieu, « où tout concourt à placer l’âme dans un délicieux silence », la sobriété du décor répond à la pureté de l’eau choisie pour le thé. Entrons dans la chambre du thé, cellule monacale dépouillée, dans laquelle les silences sont rois. Le service suit un ordre rigoureux, chacun tenant la coupe sur laquelle il s’extasie intérieurement, la faisant longuement tourner entre ses mains. Et chacun, l’un après l’autre, absorbe « l’écume de jade liquide », le maître, l’hôte achevant la dégustation. Des remerciements silencieux fusent, on loue, par des mots pétris de grâce et d’économie, le service à thé, conclusion de cette « veille intense et active dans le silence contemplatif » (5).

Les tribulations asiatiques de Marco Polo n’auront guère fait d’émules sur la seule question du thé. Trois siècles après lui, c’est aux jésuites de se rendre en Chine. Parmi eux, le père Ricci mentionnera l’usage commun du thé en Chine dans ses lettres. Si l’on peine à déterminer qui fut le premier à faire mention du thé en Europe (6), une chose est presque certaine, c’est que cela se passa au XVI ème siècle. Mais tout cela ne reste qu’anecdotique, il faudra attendre le siècle suivant pour voir débarquer le thé en France où il n’a pas alors grand succès, malgré le goût de certains adeptes comme Mazarin, Racine, etc., pour cette nouveauté extrême-orientale. Non seulement peu répandu, il est aussi fort cher, et le Français est déjà accoutumé au café. De plus, on ne le considère encore que comme un médicament. C’est dans cette optique que le thé sera présenté dans la thèse de Cressé soutenue devant la faculté de médecine de Paris, comme en témoigne le passage suivant : « il apaise la migraine, réveille les esprits, dissipe les vapeurs, les étourdissements et l’assoupissement, rétablit la mémoire, rend l’esprit plus libre et prévient l’apoplexie, la paralysie et le catarrhe […] En un mot, il entretient dans le sang cette fluidité naturelle dans laquelle consiste la santé ». Nicolas Lémery n’est pas non plus en reste. Selon lui, le thé « réjouit et recrée les esprits, il abat les vapeurs, il empêche l’assoupissement, il fortifie le cerveau et le cœur, il hâte la digestion, il excite l’urine, il purifie le sang et il est propre contre le scorbut et pour la goutte ». Que voilà un portrait fidèle et bien maîtrisé du thé ! A la même époque, François Massialot, chef de cuisine, parle lui aussi du thé, mais davantage comme le ferait un médecin qu’un cuisinier : « ses propriétés sont d’abaisser les fumées du cerveau, de rafraîchir et de purifier le sang ; il se prend ordinairement le matin, pour réveiller les esprits et donner de l’appétit, et après le repas, pour aider à la digestion ». Tel est ce que l’on peut lire dans Le confiturier royal, un ouvrage qui sera souvent réédité. Ainsi parlait-on du thé en France au XVIII ème siècle, un siècle qui vit le thé devenir une boisson nationale en Grande-Bretagne, après qu’il n’ait été, au siècle précédent, que l’exclusive boisson des classes aisées de la société britannique. Si le thé a fonctionné en Grande-Bretagne, n’est-ce pas en raison du flegme dont ses ressortissants sont la parfaite incarnation ? Au contraire, Italiens et Français, beaucoup trop latins et sanguins, purent se réjouir de café, sans être contraints par l’appareillage que le thé nécessite.
En 1712, le médecin allemand Engelbert Kaempfer (1651-1716) exécute du théier la première description botanique scientifique, au côté de celle du ginkgo biloba, dans son ouvrage intitulé Amoenitatum exoticarum. Contrairement aux botanistes dont nous avons parlé plus haut, Kaempfer, médecin de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales, se rendra en Asie (Thaïlande, Chine, Japon) et eut tous le loisir de pouvoir observer in situ des plants de théiers. C’est aussi à lui que l’on doit l’introduction du soja et des aiguilles d’acupuncture en Europe. En 1753, Linné, s’inspirant des descriptions fort précieuses de Kaempfer, attribuera à la plante le nom latin de Thea sinensis, avant qu’il ne devienne Camellia sinensis en 1935 après bien d’âpres conversations, l’adjectif sinensis, autrement dit « chinois », rappelant la première attribution d’origine du thé.

Le théier est un arbuste semper virens dont la taille peut varier selon qu’il vit à l’état sauvage (presque un petit arbre avec ses 10 m de hauteur) ou à l’état cultivé (il est alors rigoureusement plus petit, taillé dès l’âge de deux ans, son tronc est rabattu à 25 cm du sol, ce qui ne lui fait pas excéder une taille de 1,50 à 2 m afin de le placer à hauteur d’homme).
Ses feuilles, dont la forme lancéolée rappelle celles du laurier, sont luisantes et coriaces comme elles, mais s’en distinguent par la dentelure qu’elles portent sur chaque bord. Quant aux très jeunes feuilles, encore à l’état de bourgeons couverts d’un soyeux duvet, elles portent le nom de pekoe, « poil blanc ». Si la culture base son intérêt sur les feuilles, cela ne doit pas nous faire oublier que le théier porte des fleurs assez semblables à celles du camélia, un proche parent botanique, à la différence qu’elles sont de taille plus modeste (3 à 4 cm) et de couleur jaune pâle ou blanc crème.
Le théier, nécessitant un climat chaud et humide, se cultive, outre l’Asie, en Afrique et en Amérique du Sud.

Le théier en phytothérapie

Depuis la fin des années 1980, très nombreux ont été les travaux menés sur le thé, le vert en particulier. Mais avant d’aller plus loin, commençons tout d’abord par faire le distinguo entre thé vert et thé noir, qui ne sont en aucun cas deux plantes différentes, ou l’une variété de l’autre. C’est selon le mode de préparation que l’on fait subir aux feuilles du théier que l’on obtiendra l’un ou l’autre thé. Pour obtenir le thé vert, on stabilise les feuilles à l’aide de la vapeur d’eau. La composition biochimique reste très proche de celle des feuilles fraîches. En revanche, le thé noir est l’objet d’opérations multiples. On laisse tout d’abord les feuilles se flétrir sur des claies. Ensuite, on leur fait subir un malaxage manuel ou mécanique. Enfin, elles fermentent en milieu humide durant trois à cinq heures. La composition de ces feuilles est donc profondément modifiée, preuve en est qu’elles deviennent noires et teintent une infusion d’une couleur rouge brunâtre. C’est ainsi que là où le thé vert est riche de polyphénols (dont l’épigallocatéchine), le thé noir l’est en tanins (jusqu’à 25 % parfois). Ils ont en commun des xanthines bien connues : la caféine ou théine (1 à 5 %) et la théophylline, des flavonoïdes, des vitamines (A, B1, B2, B5, C), des sels minéraux et oligo-éléments (calcium, magnésium, potassium, fer, fluor, aluminium ; ne contenant pratiquement pas de sodium, le thé se prête bien au régime sans sel), des essences aromatiques, enfin très peu de glucides et de lipides mais une importante fraction de protéines (jusqu’à 20 %).

Propriétés thérapeutiques

  • Tonique général et cérébral, stimulant du système nerveux central (accroît l’activité intellectuelle, augmente la vigilance, affine la concentration), défatiguant
  • Antidyspeptique, digestif, stomachique
  • Diurétique
  • Anti-infectieux
  • Vasodilatateur coronarien, hypotenseur (par l’action de la théophylline qui se concentre sur le cœur et les bronches)
  • Fébrifuge léger
  • Astringent (surtout le thé noir)
  • Tenseur cutané
  • Vasodilatateur bronchique

Propriétés spécifiques au thé vert (reconnu comme étant, d’un point de vue médicinal, largement supérieur au thé noir)

  • Anti-artérioscléreux (7), hypocholestérolémiant (les Chinois et les gros buveurs de thé vert présentent de faibles taux de cholestérol)
  • Éliminateur des toxines, anti-oxydant, rôle préventif dans certains cas de cancers (côlon, estomac) du fait de la capture des radicaux libres à l’origine de la sénescence cellulaire et tissulaire. Le thé vert forme avec le curcuma et le chardon-marie le trio des plantes utilisées comme supplétifs chez les malades atteint de cancer. « Ces substances ont montré leur capacité à s’opposer aux principaux stades du processus cancéreux […] L’impact de la consommation de thé vert sur l’apparition de divers cancers a été étudié dans de multiples études épidémiologiques dont beaucoup établissent une incidence réduite chez les gros consommateurs » (8). C’est ainsi qu’une « méta-analyse a montré une réduction de 27 % de l’incidence des récidives de cancers du sein au-delà de trois tasses par jour » (9). Tout cela s’explique par bien des facteurs dont l’un d’eux tient en la présence d’un polyphénol qui bloque une enzyme impliquée dans la dissémination des cancers. La grosse consommation de thé en Asie justifierait le bas taux de cancers dans cette région du monde, de même au Japon où le taux de cancers du poumon est plus faible qu’aux États-Unis, alors que les Japonais sont généralement de plus gros fumeurs que les Américains.
  • Stimulant de la lipolyse
  • Stimulant de la thermogenèse
  • Immunostimulant

Usages thérapeutiques

  • Accidents cardiovasculaires, athérosclérose
  • Infection intestinale, diarrhée légère
  • Traitement de l’asthme et de l’angor
  • Fatigue physique et/ou intellectuelle, manque de concentration, insomnie, migraine et maux de tête liés à une activité intellectuelle soutenue
  • Poche sous les yeux, cernes, yeux rougis, irritation des paupières
  • Retendre les tissus cutanés des peaux grasses, brûlure légère, coup de soleil, piqûre d’insecte
  • Douleurs dorsales, consolidation des fractures
  • Favoriser la perte de poids
  • Prévenir les caries
  • Prévenir certains cancers

Modes d’emploi

  • Infusion

Précautions d’emploi, contre-indications, autres informations

  • Dans le thé, la caféine est libérée progressivement. Ainsi, par sa consommation, on évite la brutalité de l’apport de caféine telle qu’on peut la rencontrer dans le café. Les symptômes d’excitation sont donc plus limités. Ceci dit, les personnes sensibles devront éviter les prises de thé le soir ou passée une certaine heure (entre 16h00 et 17h00). Une consommation excessive peut mener à une dépendance, à une accoutumance et à un syndrome de manque en cas de sevrage. L’on appelle cela le théisme qui se caractérise par des troubles circulatoires et cardiaques (palpitations), une perte d’appétit, une alternance de diarrhées et de constipation, des vertiges, des tremblements, une perturbation du sommeil, une tendance aux cauchemars, des troubles de l’humeur et du caractère.
  • Récolte : elle s’effectue trois fois l’an sur des théiers d’au moins trois ans et demi. On distingue quatre niveaux de cueillette classés dans l’ordre suivant : cueillette céleste (bourgeon non épanoui), cueillette impériale (bourgeon + 1 feuille), cueillette fine (bourgeon + 2 feuilles), cueillette grossière (bourgeon + 3 feuilles).
  • Comment préparer le thé ? Pour cela, la théière s’impose. Elle doit être de porcelaine ou de terre cuite vernissée et destinée à cet unique usage, et certainement pas être en matière métallique en raison des tanins incompatibles avec le fer :
    – ébouillanter la théière pendant une bonne minute,
    – transvaser cette eau dans un autre récipient, elle pourra être réemployée plus tard,
    – placer les doses de thé dans la théière (une cuillère à café de thé par personne et une autre pour le pot),
    – verser un peu d’eau chaude au fond de la théière, couvrir et laisser infuser trois minutes,
    – enfin, verser l’eau supplémentaire et remuer vivement avec une cuillère. Ceci n’est pas la version des puristes et se distingue très nettement de la cérémonie du thé telle qu’elle se pratique au Japon, mais elle a au moins l’avantage de ne pas nous abaisser au rituel du thé en sachet. Notons qu’après usage on ne lave pas la théière, tout au plus un léger rinçage est-il toléré.
  • Quel est le meilleur thé ? Chaque thé à ses partisans. Si l’on consomme plus de thé vert en Chine, c’est sur le noir qu’on jette son dévolu en Inde. Et il s’en cultive dans bien des régions du monde (Ceylan, Japon, Indonésie, Vietnam, Tibet, Afghanistan, etc.). Comment ne pas concevoir que des terroirs divers, des altitudes et des latitudes aussi diversifiées, des modes de culture et de préparation ne puissent ne pas avoir d’influence sur le thé ? Ainsi, les thés offrent bien des arômes (fumé, de chocolat, d’amande verte, de châtaigne, etc. Jasmin et bergamote, entre autres, n’étant que des adjonctions). C’est ainsi qu’on peut avoir sa préférence pour un orange pekoe de Ceylan, un darjeeling indien, un oolong taïwanais ou un grand yunnan chinois.
  • Faut-il ajouter du lait, une tranche de citron à une tasse de thé ? Certains pensent que le premier en est le meilleur compagnon (en particulier pour les thés d’Inde et de Ceylan, mais pas pour les thés chinois) et que le second ne peut qu’améliorer cette infusion, opinion jugée hérétique et rejetée par d’autres, Fabrice Bardeau par exemple, qui énonce que cela n’est « pas digne du vrai connaisseur qui s’abstient de dénaturer son thé par un quelconque additif » (10).
    _______________
    1. Jacques Brosse, La magie des plantes, p. 292.
    2. Anne Osmont, Plantes médicinales et magiques, p. 142.
    3. Ibidem.
    4. Ibidem, p. 143.
    5. Jean Chevalier & Alain Gheerbrant, Dictionnaire des symboles, p. 945.
    6. Tantôt ce sont des négociants portugais, tantôt des personnages comme le Vénitien Ramuzio ou Gaspard Bauhin, botaniste helvète qui ne put qu’en faire une description partielle, ne disposant que de fragments de thé à l’état sec.
    7. Une consommation de cinq tasses de thé vert par jour réduit d’environ 70 % le risque d’AVC par rapport à une consommation inférieure à deux tasses.
    8. Matthieu Huet & Jacques Fleurentin, Curcuma, thé vert et chardon-marie : quelle stratégie adopter en prévention du cancer ou en complément des traitements ? Société française d’ethnopharmacologie de Metz, 2013.
    9. Ibidem.
    10. Fabrice Bardeau, La pharmacie du bon dieu, p. 278.

© Books of Dante – 2017

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