Le lierre, une plante attachante

Lierre grimpant_Hedera helix

Synonymes : herbe aux dents, herbe à cors, herbe à cautère, herbe de la Saint-Jean, lierre des poètes, lierre commun.

Observateurs, les anciens Grecs employaient deux noms différents pour distinguer le lierre aux feuilles lobées – helix – et celui aux feuilles lancéolées – kissos –, bien que, dans l’un ou l’autre cas il s’agisse toujours de la même plante, Hedera helix. Hedera est le nom que donne Virgile au lierre un siècle av. J.-C. C’est de ce premier terme que dérivera le mot lierre tel que nous le connaissons, non sans avoir subi des étapes successives de transformation. Par exemple, en vieux français, la plante est désignée par le mot IERRE ou IERE. Débutant par une voyelle, il fallait nécessairement faire l’élision avec le pronom LE : L’IERRE. L’apostrophe s’en est allé, on a obtenu un unique mot : LIERRE.
Comme nous l’avons évoqué à travers l’article consacré à la vigne, le lierre est l’un des nombreux végétaux attributs d’Osiris, comme le confirme son nom grec, chenosiris, ce qui veut dire « arbre d’Osiris ». Mais c’est surtout par Dionysos que le lierre fait davantage parler de lui, puisque c’est grâce au lierre que Dionysos a été le dieu « né deux fois ». Alors que Dionysos était encore porté par sa mère, un lierre s’interposa entre eux deux et Zeus, afin de protéger l’enfant de l’ardeur solaire du dieu du tonnerre (1). Puis Dionysos, indemne, fut cousu par Hermès dans la cuisse du dieu de l’Olympe (2).
Les statuettes de Tanagra, qui remontent aux IV ème et III ème siècles av. J.-C., attestent de la capacité protectrice du lierre. En effet, elles sont très souvent ornées de feuilles et de baies de lierre. On trouve également très souvent des motifs de feuilles de lierre sculptés sur les monuments grecs et même romains. Récemment encore, on disait que les maisons aux murs recouverts de lierre étaient ainsi protégées contre les mauvais sorts ; suspendu dans les étables, il évitait au lait de tourner.
Le lierre de Dionysos, quant à lui, n’a pas que valeur ornementale. Il en possède au moins deux que nous allons tour à tour exposer.
Pour la première, laissons la parole à Plutarque, Romain d’origine grecque. « Si Dionysos fut considéré comme un médecin hors pair, ce n’est pas seulement pour avoir découvert ce remède si puissant et en même temps si agréable qu’est le vin, mais pour avoir mis en honneur le lierre en raison de son action particulièrement efficace contre le vin et enseigné aux bacchants à s’en faire une couronne pour moins souffrir des effets du vin, la fraîcheur du lierre éteignant le feu de l’ivresse. » Le lierre ôterait donc les maux de tête causés par le vin. Cette idée n’est pas une anecdote isolée, puisque quelques siècles seulement après Plutarque, le médecin romain Serenus Sammonicus (III ème siècle ap. J.-C.) donne le lierre comme remède des maux de tête, il dit aussi qu’il calme la frénésie. Rappelons, à ce titre, dans quel état le délire dionysiaque jetait les ménades ! Un siècle plus tard, un médecin bordelais, Marcel l’Empirique, emploie le lierre pour des raisons similaires et dont le docteur Leclerc nous offre un aperçu précis : « Parmi les merveilles que les Anciens ont dites du lierre, il n’est pas sans intérêt de rappeler le passage dans lequel Marcel l’Empirique vante, comme un remède tout puissant de la céphalagie, l’application sur le front et sur les tempes de son suc ou de ses feuilles » (3). Leclerc, qui a longuement étudié le lierre au début du XX ème siècle, s’est aperçu que c’est un modérateur très efficace des nerfs périphériques, d’où les couronnes de lierre des ménades qui les aidaient à supporter les maux de tête liés à une consommation excessive de vin. Si l’emploi du lierre est esthétique, il sait aussi être pragmatique…
Venons-en maintenant à la seconde valeur du lierre. Nous avons déjà parlé du thyrse de Dionysos, cette espèce de sceptre ou bâton enrubanné de lierre et/ou de vigne, alors même que ce dieu était couronné de grappes de raisin. Ce thyrse ayant un rapport avec le dieu de la foudre duquel Dionysos est re-né, il implique donc la révélation. (Si la velation en moyen français indique que l’on voile quelque chose, la révélation le dévoile, le met à nu. Qu’est donc une naissance sinon une révélation ?) Est-ce à dire que Dionysos est, d’une certaine manière, un prophète ? Autrefois, les portes des tavernes, taillées dans le chêne, étaient ornées de rameaux de lierre. Aussi bien trouvons-nous Zeus (le chêne) que Dionysos (le lierre) à travers cette association. Selon Angelo de Gubernatis, ce protocole avait pour but de « rendre le vin innocent ». Mais le Florentin dit mieux encore : « Cet usage superstitieux devait avoir un autre motif. Le chêne est l’arbre de Zeus, le lierre aussi lui est cher : symbole de force, sans doute, et de génération, il aide peut-être aussi le buveur à dire la vérité, c’est-à-dire la prophétie » (4).
Le lierre aurait donc cette double fonction : supprimer la gueule de bois et diriger l’esprit aviné vers l’essentiel. Ne le cachons pas, les anciens Grecs crurent pendant longtemps que le lierre pouvait aider à lutter contre les intoxications. Son caractère semper virens n’y est peut-être pas étranger. Puisque celui-ci symbolise la force végétative, il symbolise aussi le cycle de la mort et de la vie, le mythe de l’éternel retour. Aussi, pourquoi ne serait-il pas à même de combattre l’ivresse du vin, tout en contenant lui-même des substances qui s’avèrent toxiques à hautes doses. La vigne ouvrirait donc l’extase dionysiaque tandis que le lierre la clôturerait…

Bien d’autres symboliques sont associées au lierre. Parce qu’on a longtemps cru qu’il parvenait à étouffer l’arbre qui lui sert de support, on a dit du lierre qu’il était non seulement un parasite mais aussi une espèce envahissante, un crampon en somme. Pourtant, de crampons, il en dispose. Il s’agit de petites radicelles qui lui permettent d’agripper le support contre lequel il rampe. Ce en quoi son nom latin, Hedera, nous renseigne. Il provient du verbe haereo qui veut dire « attacher », un terme que l’on pourrait même rapprocher du mot celte hedra, corde.
Ces crampons ne sont pas des suçoirs qui aideraient la plante à puiser dans les réserves nutritives de l’hôte vampirisé. Sans compter que les supports qu’affectionne le lierre ne sont pas toujours d’autres végétaux, cela peut être un rocher, un poteau, le mur d’une maison… Mais, parce qu’il embrasse son support, on aura dit du lierre qu’il évoque les liens amicaux et amoureux. Le lierre est attachement et fidélité, mais il est aussi enlacement et sensualité. Contrairement au houx martien, le lierre, tout en courbes et circonvolutions, est typiquement féminin ; de par ses attitudes serpentiformes, il évoque, au-delà de la sensualité, la sexualité. C’est une plante qui a un évident rapport avec les rites nuptiaux. Par exemple, en Grèce antique, les couronnes nuptiales des jeunes mariés étaient constituées de rameaux de lierre, alors qu’en Écosse, « une fille qui mettait une feuille de lierre dans son corsage devait rencontrer son futur époux » en rêve (5). Dans le domaine prédictif, il est aussi dit que le lierre jouait le rôle d’oracle sentimental tel que je le mentionne dans mon dernier livre : « Celui que l’on surnomme  »courroie de Saint-Jean » jouait surtout le rôle d’oracle de guérison par l’intermédiaire d’une tireuse de saints. Voici comment procéder : après avoir ramassé une tige de lierre terrestre, il faut écrire sur chacune de ses feuilles autant de noms de saints que la tige porte de feuilles. On la dépose ensuite dans un verre d’eau bénite. Le lendemain, c’est la feuille qui a le plus blanchi qui désigne le nom du saint à invoquer et, par voie de conséquence, la nature du mal dont souffre le patient. Parfois, on procédait de façon légèrement différente : on se contentait de jeter les feuilles portant les noms de saints dans une fontaine. La première feuille qui venait à couler indiquait le saint guérisseur » (6). Mais il ne s’agit pas du lierre commun dont on parle dans cet article, mais du lierre terrestre qui n’a de lierre que le nom puisqu’il appartient à une autre famille botanique (l’association entre les deux espèces ne date pas d’hier : déjà Pline incluait le lierre terrestre dans la famille du lierre grimpant !), mais il n’est pas impossible d’employer des feuilles de lierre grimpant pour ce faire.
Ce dernier domaine peut parfois faire tendre le lierre vers des aspects plus sombres, comme en atteste la pratique qui consistait à jeter du lierre sur les cercueils des jeunes filles mortes vierges. Mais, au-delà de ce funeste exemple, il faut savoir que le lierre était employé par les Celtes en magie des liens, autrement dit, en magie liante, plus particulièrement dans le domaine amoureux (on faisait de même en Chine où le lierre permettait d’attacher une femme à son mari). Souvenons-nous que le lierre, liant, provient du verbe latin haerere qui veut dire lier, fixer, arrêter, paralyser. Il peut alors être mis en corrélation avec le dieu gaulois de la parole, de l’éloquence, du verbe magique, Ogmios, que l’on retrouve en Irlande sous le nom d’Ogma (parfois Ogme), un dieu que l’on crédite de la création de l’ogham, cet alphabet si particulier constitué de petites branches de différentes espèces végétales et gravées chacune d’un symbole. C’est sans surprise que l’on apprendra que l’un de ces oghams est fabriqué avec du bois de lierre : Gort. Il nous renvoie à la spirale et au labyrinthe. Il implique transformation intérieure, quête et interrogation. « Rappelons qu’hedera, le lierre, vient du latin haereo, haerere :  »être attaché, fixé, arrêté ». De la même racine vient haeresco, ere :  »s’attacher, s’arrêter » ainsi que haesito, are,  »être embarrassé, s’arrêter, hésiter », d’où provient le verbe français hésiter » (7). L’ogham Gort peut donc être le signe d’une nécessité de recherche intérieure mais aussi de stabilisation, voire de renoncement, histoire de faire le point et de réfléchir avant d’opter pour un choix parmi d’autres.
Ensuite, la persistance du feuillage du lierre amènera à considérer le lierre comme un symbole de la vie au cœur de l’hiver, à l’image du gui et du houx, par exemple. Il est donc aussi symbole de constance et de persévérance et c’est tout naturellement qu’on le retrouve chez les Celtes lors de Jul qui célèbre le solstice d’hiver, en particulier à travers la figure de Dagda dont le chaudron d’immortalité et de résurrection est empli d’inépuisable.

D’un point de vue médicinal, le lierre semble avoir été assez employé durant la période médiévale. Si l’on trouve pour chacun des deux Albert une seule mention relative au lierre, Hildegarde est beaucoup plus précise puisqu’elle distingue le Gundelrebe (lierre terrestre) de l’Ebich (lierre grimpant). On reconnaît au second une action positive sur la jaunisse, les maladies de la rate, les crachements de sang, l’aménorrhée et la dysménorrhée. On emploie tant les feuilles que leur suc, ainsi que les racines et les graines contenues dans les baies. Hildegarde apporte aussi une information qui mérite d’être retenue. Elle laisse entendre qu’elle employait le lierre comme le firent les antiques ménades : elle préconise le lierre en cas de « perte de raison ».
Dans l’ensemble, on connaît du lierre bien davantage d’usages populaires que strictement scientifiques (même si le docteur Leclerc dont nous avons déjà parlé aura longuement travaillé à son sujet). Dans les campagnes, on emploie souvent les feuilles et leur suc. Des cataplasmes de feuilles étaient appliqués sur les plaies, les brûlures, les ulcères, les abcès, en cas de mauvaise circulation sanguine. On faisait macérer des feuilles de lierre broyées dans du vinaigre : cela formait un excellent remède contre les cors. On utilisait encore le lierre à travers des modes opératoires très surprenants : en médecine vétérinaire, on mâchait des feuilles de lierre et on crachait la bouillie obtenue dans les yeux des chevaux souffrant de maladies oculaires. On confectionnait des sacs bourrés de feuilles de lierre pour y dormir. Cela avait, dit-on, de bons résultats contre les rhumatismes. Enfin, l’une des pratiques les plus étonnantes est sans doute celle-ci : en Gironde, on creusait dans le tronc d’un vieux lierre un creux en forme de gobelet dans lequel on versait du vin pour l’y faire macérer. Ce vin acquérait par la suite des propriétés anticoquelucheuses exceptionnelles.
Tous ces procédés peuvent encore nous surprendre et nous paraître farfelus. Il n’empêche que, dans le fond, ils trouvent tous des justifications car, comme nous le verrons un peu plus loin, le lierre est actif contre toutes les affections ci-avant abordées. Mais, avant d’y parvenir, un peu de botanique !

A propos du lierre, on a dit qu’il s’agissait d’un arbuste en raison d’une forme parfois buissonnante, mais, en réalité, le lierre fait partie des quelques rares lianes européennes avec le chèvrefeuille, le houblon, la clématite et la bryone. Cette liane peut facilement atteindre une trentaine de mètres de longueur, chose que sa longévité peut tout à fait lui permettre d’acquérir : 400 ans, parfois plus, même s’il est difficile de déterminer l’âge du lierre puisque son bois ne forme pas de « cernes » permettant de décompter ses années. Les supports environnants – selon qu’ils sont présents ou pas à proximité d’un lierre – fait qu’il sera rampant ou grimpant. L’horizontalité et la verticalité semblent avoir un rôle prépondérant sur la forme des feuilles du lierre. En effet, on distingue deux types de feuillages : des feuilles lobées portées par des rameaux stériles, et des feuilles non lobées, en forme de fer de lance, portées par des rameaux fertiles. Bien que dans les deux cas elles sont vert foncé, coriaces et persistantes, il s’avère que seuls les lierres de la seconde catégorie, dit lierre de plein vent, portent des fleurs et plus tard des baies, alors que les premiers, comme le lierre poussant en sous-bois, n’en produit pas. La floraison se déroule à l’automne et offre, dans une période de disette, du pollen aux abeilles, tandis que la fructification sous forme de grappes de baies noirâtres représente pour les oiseaux une agape hivernale appréciée.
Très fréquent, le lierre affectionne les sols riches, ombragés comme lumineux. On le rencontre presque partout en Europe, mais jamais en dessus d’une certaine altitude et en-dessous d’une certaine latitude.

Lierre grimpant_Hedera helix_fleurs

Le lierre en thérapie

On emploiera tant les feuilles, cueillies en toute saison, que les baies, récoltées en février-mars. Mais, par mesure de sécurité, mieux vaut se contenter des feuilles.
Parmi les principes contenus dans le lierre, citons la présence de saponines telle que l’hédérine et de flavonoïdes.

Propriétés thérapeutiques

  • Antispasmodique de l’appareil respiratoire, expectorant
  • Dépuratif, cholagogue
  • Anti-inflammatoire, décongestionnant, antinévralgique
  • Vasoconstricteur
  • Hémolytique
  • Anti-infectieux : antifongique, antiparasitaire
  • Facilite les menstruations
  • Topique

Usages thérapeutiques

  • Troubles de la sphère respiratoire : bronchite chronique, trachéite, laryngite, laryngite sévère, coqueluche, rhume
  • Troubles locomoteurs : rhumatismes, lumbago, sciatique, névrite, névralgie
  • Troubles cutanés : pellicules, mycose du pied, durillon, cor, crevasse, gerçure, plaie, brûlure, coup de soleil, piqûre d’insecte, vergetures
  • Cellulalgie (congestion et vasodilatation ont pour conséquence l’apparition de la cellulite), œdème circulatoire, hypertension
  • Règles insuffisantes, leucorrhée
  • Lithiase biliaire
  • Maux dentaires

Modes d’emploi

  • Si vous souhaitez employer le lierre par voie interne, la teinture mère reste tout de même la meilleure option.
  • En externe, le lierre se prête bien à la technique de la macération dont voici une recette facile à réaliser. Pour cela, vous aurez besoin d’une bonne poignée de feuilles de lierre lavées et séchées au torchon, puis grossièrement hachées, d’huile d’olive bio première pression à froid et d’un bocal en verre muni d’un couvercle. Placez le lierre dans le bocal, couvrez d’huile. Fermez le bocal et laisser macérer le tout pendant quatre bonnes semaines au soleil. Prenez soin d’agiter régulièrement le mélange. Au bout du compte, filtrez le macérât à l’aide d’un filtre à café et recueillez l’huile qui sera ensuite entreposée dans un flacon de taille adaptée. Cette huile peut s’appliquer pour les différents troubles cutanés que nous avons abordés dans la section « Usages thérapeutiques », ainsi que pour la cellulite.

Contre-indications

  • L’infusion de feuilles de lierre est agressive pour les muqueuses gastriques et intestinales à hautes doses. Il faut donc en faire un usage raisonnable.
  • Les feuilles contiennent du falcarinol, une substance également présente dans la carotte et le ginseng. Elle est susceptible d’occasionner des dermites de contact.
  • Les baies sont légèrement toxiques, vésicantes, irritantes et purgatives. L’ingestion se traduit par des troubles digestifs et nerveux, des vomissements.

Autres usages

  • On utilise depuis longtemps les feuilles et les baies de lierre comme substance tinctoriale. Les baies écrasées et appliquées sur les cheveux leur permettent de conserver leur noirceur. Quant aux feuilles, en solution, elles ravivent et foncent les cheveux et raniment les étoffes de soie noire.
  • Les feuilles de lierre contiennent des saponines, substances qui, au contact de l’eau chaude, se mettent à mousser. Ainsi les feuilles de lierre offrent-elles une lessive écologique.

© Books of Dante – 2015


  1. En Lettonie, le lierre porte le nom du dieu de la foudre, Pehron, alors que chez les anciens Germains, le lierre est attribut de Thunar, également divinité de la foudre.
  2. D’où l’expression « se croire sorti de la cuisse de Jupiter » équivalente à celle-ci : « se croire premier moutardier du pape ». L’une comme l’autre désigne une personne imbue d’elle-même, prétentieuse, etc.
  3. Henri Leclerc, Précis de phytothérapie, p. 281
  4. Angelo de Gubernatis, La mythologie des plantes, Tome 2, p. 195
  5. Jennifer Cole, Cérémonies autour des saisons, p. 100
  6. Gilles Gras, Herbes et feux de la Saint-Jean, p. 88
  7. Julie Conton, L’ogham celtique, p. 194
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