Le khella, un am(m)i du coeur

Ammi_visnaga_Khella

La réputation antispasmodique du khella n’est plus à faire, elle remonte à l’Égypte pharaonique. Aujourd’hui encore, cette plante fait partie de la pharmacopée de la médecine traditionnelle marocaine. Tout cela, en effet, parce qu’on trouve le khella sur le pourtour méditerranéen, çà et là, en Espagne comme dans le sud de la France.

Très semblable à la carotte, le khella fut autrefois nommé Daucus visnaga (daucus = carotte). Cependant, il s’en distingue par sa hauteur (80-120 cm) ainsi que par le nombre très élevé de rayons qui composent ses ombelles. Contrairement à la carotte, ils s’écartent par temps humide, attendant un temps plus sec pour se recroqueviller en forme de nid, lorsque les semences parviennent à maturité. Ce sont ces mêmes rayons qui, à l’état sec, sont traditionnellement employés comme cure-dents (Espagne, Maroc).

Le nom latin du khella – Ammi – nous renseigne sur son aire de prédilection, le sable (ammos). Effectivement, les terrains sablonneux sont ce que le khella affectionne tout particulièrement.

1. Huile essentielle : description et composition

Comme c’est le cas de beaucoup d’autres plantes issues de la famille des Apiacées (carotte, cumin, carvi, coriandre, etc.), ce sont les semences du khella que l’on distille. On obtient alors un liquide incolore à la douceâtre odeur de pomme (1) mêlée à la touche anisée typique d’un bon estragon.

  • Monoterpénols : 38 à 40 %
  • Esters : 24 à 40 %
  • Monoterpènes : 6 %
  • Furanocoumarines, pyrocoumarines, chromones

2. Propriétés thérapeutiques

  • Antispasmodique des fibres lisses. Par voie de conséquences : bronchodilatatrice, urétérodilatatrice, coronarodilatatrice. Décontracturante, musculotrope
  • Apéritive, carminative
  • Modératrice du SNC, négativante
  • Anticoagulante

3. Usages thérapeutiques

  • Troubles cardiovasculaires et circulatoires : infarctus du myocarde, angine de poitrine, insuffisance coronarienne, artériosclérose, hémogliase
  • Troubles de la sphère respiratoire : asthme, toux sèche, coqueluche
  • Troubles de la sphère rénale et urinaire : colique néphrétique, lithiase urinaire
  • Colites (spasmodiques, hépatiques)
  • Vitiligo

4. Modes d’emploi

En aromathérapie :

  • Voie interne
  • Olfaction, inhalation, diffusion atmosphérique
  • Voie externe (sous condition)

En phytothérapie :

  • Teinture-mère
  • Infusion, décoction
  • Pommade

5. Contre-indications

  • Pas en cas de prise d’anticoagulants, l’huile essentielle de khella en amoindrirait les effets.
  • Pas d’exposition au soleil après usage cutané en raison de la présence de coumarines photosensibilisantes.

© Books of Dante – 2014

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