La classification des plantes selon Chen Nong

Il y a environ 5 700 ans, il fut le premier à classer les plantes selon leurs usages. Il distingua trois catégories :

01/ Les plantes supérieures qui sont des drogues indispensables et non toxiques,

02/ Les plantes intermédiaires dont la toxicité dépend de la dose utilisée,

03/ Les plantes inférieures dont les effets sont très rapidement toxiques.

Ce dernier point concerne la jusquiame, par exemple. Les plantes les plus « douces » sont donc préférées aux plantes les plus « dures », ce qui est en totale opposition avec la conception occidentale. Cette dernière a trop souvent jugé bon de s’en remettre aux plantes de la troisième catégorie plutôt que d’opter pour des plantes plus douces parce que moins agressives et dont l’action se déroule sur le long terme tout en étant dénuées de toxicité.

Dans la tradition chinoise, le pouvoir préventif des plantes passe bien avant le pouvoir curatif ; elle met l’accent sur le rôle crucial occupé par l’alimentation qui se joue avant même toute médication quelle qu’elle soit !

Ainsi donc, ce que, en Occident, nous nommons plantes héroïques (belladone, jusquiame, mandragore, datura, pavot, ciguë, aconit, etc.) se trouvent être classées dans la troisième catégorie, en tant que plantes inférieures, alors que, parmi les plantes supérieures de la première catégorie, se trouvent des plantes que la pharmacopée occidentale relègue facilement aux oubliettes.

© Books of Dante

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