La Consoude (Symphytum officinale)

Synonymes : Langue de vache, Oreille d’âne, Herbe aux cochons, Herbe de charpentier, Herbe à la coupure.

Le nom français de la grande consoude provient du mot latin consolido : je consolide. En effet, pendant près de quatre millénaires, cette plante fut largement utilisée en raison de ses propriétés à consolider les fractures et à ressouder les plaies béantes. Son usage était important sur les champs de bataille, par exemple.

Au XII ème siècle, Hildegarde de Bingen la mentionne et la préconise pour des cas de membres fracturés ou couverts d’ulcères, pour les plaies suppurantes, également. Paracelse dira d’elle que « tout ce que ronge le sel est guéri par la consoude ». Bref. C’est une habituée des jardins médiévaux.

La grande consoude est une plante étrange à bien des égards. Vivace, poussant en touffes compactes, elle peut atteindre 1,20 m de hauteur au maximum. De ses racines pivotantes profondes émergent de fortes tiges poilues de section triangulaire sur lesquelles grimpent des feuilles vert sombre, rêches et molles. Les fleurs sont en forme de clochette d’une longueur d’environ 1,5 cm et arborent une couleur violet pâle, rouge pourpre, rose, voire jaune blanchâtre. Et ces fleurs possèdent la particularité de ne pas avoir de parfum. La floraison se déroule de mai en juillet.

La consoude pousse en colonie jusqu’à une altitude de 1 500 m. On la trouve assez fréquemment dans l’Ouest européen mais est absente des régions méditerranéennes.

Elle affectionne les lieux humides (prairies, marécages, berges, bords des eaux douces), mais aussi les jardins, les bois, les fossés et talus.

Image© Books of Dante

La consoude en thérapie :

1. Parties utilisées : racine et feuilles

2. Principes actifs : mucilage, tannins, huile essentielle, calcium, phosphore, potassium, vitamine B12, etc.

3. Propriétés médicinales : cicatrisante, adoucissant, astringent, anti-inflammatoire, antalgique, analgésique

4. Usages médicinaux : problèmes circulatoires, fractures, entorses, luxations, éraflures, contusions, coupures, plaies eczémateuses, brûlures, crevasse du mamelon, gerçures, ulcères du système digestif, cancer gastrique, diarrhées, dysenterie, tuberculose

5. Contre-indications, autres usages et remarques :

* De part la présence d’alcaloïdes hépato-toxiques de type pyrrolizidine, la consoude ne doit pas être ingérée à haute dose. A consommer avec prudence, en respectant la posologie. Risques de problèmes hépatiques (cirrhoses et cancers du foie) et de désordres intestinaux.

Son usage est fortement déconseillé aux femmes enceintes ainsi qu’à celles qui allaitent. On évitera son usage auprès des enfants en bas âge.

Il faut savoir que l’usage de cette plante est réglementé dans certains pays.

* Il existe un élixir floral de consoude élaboré sur le modèle des élixirs floraux du Dr Bach. Il est préconisé dans les cas de fatigues mentales qui peuvent nuire à l’équilibre physiologique. Il est particulièrement adapté aux sportifs ainsi qu’aux pratiquants de disciplines telles que le yoga et la méditation, par exemple.

© Books of Dante

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