La charoïte

Quelle drôle d’espèce minérale que la charoïte tout de même ! Elle est non seulement assez rare (des gisements n’existent qu’en Sibérie) mais, de plus, c’est une pierre qui a été découverte que très récemment au regard d’autres minéraux connus depuis des lustres. C’est seulement dans les années 1940 qu’elle a été mise à jour et décrite minéralogiquement parlant qu’en 1978.

Véritable sinécure que d’écrire un tel billet sur cette pierre tant les informations qui la concernent sont maigres sinon faméliques. Autant dire que dans la « littérature » spécialisée il n’y a pas grand chose à se mettre sous la dent à son sujet. Enfin, tentons tout de même l’exégèse…

Description sommaire de la bête : de couleur violet-pourpre, elle présente des inclusions blanches et noirâtres. Sa dureté oscille entre 5 et 6, sa densité est de 2,68. Bien. On n’est pas plus avancé avec ça.

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Que lis-je du côté de Jennie Harding ? « Amplification de l’énergie spirituelle », « accroît la conscience médiumnique ». Hum. Un peu léger tout ça. Et du côté de Boschiero ? « Intuition créative », « qualités extra-sensorielles ». Maigre et laconique, il n’est tout bonnement pas possible de se satisfaire de formules aussi lapidaires dont l’aspect « fourre-tout » n’échappe à personne.

Dictionnaire de la lithothérapie, p. 101 : « Bien que nous ne rencontrions cette pierre que depuis quelques années sur les marchés minéralogiques, nous avons trouvé des traces de traditions chamaniques qui nous font irrésistiblement penser aux cultes rendus à Dionysos par les Grecs et à Bacchus chez les Romains : exubérance, suppression des interdits, défoulement, fécondité, entendus sur un plan mystique ».

Quant à Jennie Harding (L’univers des cristaux, p. 174-175), il est indiqué que la charoïte « purifie et libère les anciens schémas, apportant une énergie nouvelle », qu’elle « dégage les anciens souvenirs, les traumatismes du passé et les éléments qui ne servent plus ». Plutôt que de dégagement et de libération, j’aurais tendance à penser en terme de transmutation. Pour aller vite, elle prend, elle transforme, elle donne. Et, afin d’illustrer mon propos, voici pour finir le récit d’une petite expérience menée par moi-même il y a quelques jours : j’ai placé une de ces pierres au creux de ma main gauche. Après plusieurs minutes, une abondante sueur y est apparue. Pas très agréable comme phénomène. Bref. J’en serai resté là si je ne m’étais aperçu à temps que ma main gauche posée sur mon bras droit n’y avait laissé une rougeur particulièrement cuisante. Mu par mon instinct (ça peut servir des fois ^^), j’ai doucement frotté la partie de peau rubéfiée à l’aide de cette même pierre. En quelques minutes, rougeur et sensation cuisante ont disparu… Je vous laisse en tirer les conclusions.

Voilà donc comment ne rien dire ou presque en 500 mots… ^^

© Books of Dante – 2013

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